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Échos de Cannes

La Caméra d’or Chaque année, au Festival international du film de Cannes, le prix de la Caméra d’or récompense le meilleur premier long-métrage de fiction. L’idée est née en 1978 de décerner un prix récompensant un premier film toutes catégories confondues. La Caméra d’or s’avérait ainsi un prix prestigieux et utile. Prestigieux, parce qu’au fil des ans, il s’est imposé artistiquement comme un prix haut de gamme au point qu’on en parle comme « d’une Palme d’or des premières œuvres », dixit Gilles Jacob. Et utile, parce qu’il est, d’une part, pour un jeune réalisateur, un tremplin de rêve qui va lui permettre d’aborder plus facilement le reste de sa carrière. Et qu’il ouvre, d’autre part, les horizons à une nouvelle génération de jeunes cinéastes qui ne sont pas nécessairement français, anglais ou américains. La Caméra d’or est donc une révélatrice et une dénicheuse de talents, dont la consécration est souvent attestée l’année suivante lorsque ces cinéastes entrent en compétition pour la Palme d’or. Cette année, c’est la jeune artiste libanaise Nadine Labaki qui concourt pour la Caméra d’or face à une trentaine de collègues venus de tous les coins du monde. Citons, entre autres concurrents, l’actrice Sandrine Bonnaire et son premier film, Elle s’appelle Sabine, et l’acteur Gael Garcia Bernal avec Deficit. Gageons que son film Sikar Banet (Caramel) aura le même sort que L’odeur de la papaye verte, de Tran Anh Hung (1995), du Ballon blanc, de Jafar Panahi (1995), du Trône de la mort, de Murali Nair (1999) ou encore de La Terre abandonnée, de Vimukhti Jayasundara (2006). Med-Screen Le projet Med-Screen de Beirut DC, financé par l’Union européenne dans le cadre du programme « Euromed Audiovisuel II », vise à promouvoir les cinématographies des 8 pays arabes de la région MEDA (Algérie, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, territoires palestiniens et Tunisie). Il est mis en œuvre par un consortium composé de quatre partenaires (Beirut DC, Liban, Europa Cinemas-France, Ankara Cinema Association, Turquie et Europanet by AI.ACE, Italie) et comprend cinq types d’actions : 1 - Organisation de « Semaines de films arabes » dans les 8 pays arabes et les 25 pays de l’Union européenne. 2 - Création d’un site Web dédié aux cinématographies des 8 pays arabes  http://www.ArabCinemaDirectory.com (il sera mis en ligne prochainement) 3 - Soutien aux films pour leur participation aux marchés de films. 4 - Soutien à la promotion pour la diffusion sur support DVD. 5 - Production et diffusion de « Making of » pour améliorer la promotion des films. Cette année, Med-Screen est présent au Marché du film du Festival de Cannes avec sept films arabes : Falafel du Libanais Miche Kammoun, qui sera projeté le 20 mai, Kahloucha de Nejib el-Kadhi (Tunisie), Rome Rather than you de Tariq Teguia (Algérie), Tender is the Wolf de Jilawi Saadi (Tunisie), Where are you Going Moshe ? de Hassan Ben Jalloun (Maroc) et Women on the Road de Farida Bourquia (Maroc). Semaine de la critique Le film libano-britannique Both (Tous les deux) du cinéaste libanais Bass Bre’che a été sélectionné à la 46e Semaine internationale de la critique qui se déroule à Cannes du 17 au 25 mai. Interprété par les comédiens Ian Hart et Andrea Estrella, le film raconte l’histoire d’un ancien milicien de la guerre du Liban qui parvient à se créer son propre monde de fantasmes. Ce monde solitaire qui va se transformer peu à peu en une fixation obsessive sur une muse imaginaire. Douze minutes de fiction, où le jeune réalisateur livre un message d’amour et d’espoir à la ville de Beyrouth. Ce film sera projeté plus tard au Liban (du 4 au 14 juillet), au cinéma Métropolis (al-Madina).
La Caméra d’or

Chaque année, au Festival international du film de Cannes, le prix de la Caméra d’or récompense le meilleur premier long-métrage de fiction.
L’idée est née en 1978 de décerner un prix récompensant un premier film toutes catégories confondues. La Caméra d’or s’avérait ainsi un prix prestigieux et utile.
Prestigieux, parce qu’au fil des ans, il s’est imposé artistiquement comme un prix haut de gamme au point qu’on en parle comme « d’une Palme d’or des premières œuvres », dixit Gilles Jacob. Et utile, parce qu’il est, d’une part, pour un jeune réalisateur, un tremplin de rêve qui va lui permettre d’aborder plus facilement le reste de sa carrière. Et qu’il ouvre, d’autre part, les horizons à une nouvelle génération de jeunes cinéastes qui ne sont pas...