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Tehéran se refuse à confirmer ladétention d’une Irano-Américaine

Le ministère iranien des Affaires étrangères s’est refusé hier à confirmer la détention d’une universitaire irano-américaine, Haleh Esfandiari, rapportée par son centre de recherche. Le porte-parole de la diplomatie Mohammad Ali Hosseini a déclaré qu’il revenait au pouvoir judiciaire d’apporter un commentaire sur l’affaire concernant Mme Esfandiari, que la presse ultraconservatrice a qualifiée d’« espion sioniste ». Les États-Unis ont réclamé mercredi la libération de l’universitaire et de deux autres Irano-Américaines, retenues selon eux contre leur volonté en Iran. Haleh Esfandiari, qui dirige le programme d’études sur le Moyen-Orient au Woodrow Wilson International Center for Scholars, à Washington, a été arrêtée mardi à Téhéran et incarcérée à la prison d’Evin, où sont emprisonnés les détenus politiques, a indiqué le centre de recherche dans un communiqué. « Elle est une citoyenne iranienne et il est naturel que si nécessaire son cas soit suivi par les autorités compétentes, de la même façon que sont traités les autres citoyens iraniens », a dit M. Hosseini. L’Iran ne reconnaît pas le principe de double nationalité pour ses ressortissants, et M. Hosseini a ajouté que « tout commentaire sur l’affaire doit être fait par les autorités compétentes et celles qui traitent de questions légales et judiciaires ». Mme Esfandiari, venue rendre visite à sa mère, âgée de 93 ans, à la fin 2006, a été la cible samedi d’une violente attaque du quotidien Kayhan. Ce dernier l’a accusée d’être un « agent des services de renseignemens israéliens ».
Le ministère iranien des Affaires étrangères s’est refusé hier à confirmer la détention d’une universitaire irano-américaine, Haleh Esfandiari, rapportée par son centre de recherche. Le porte-parole de la diplomatie Mohammad Ali Hosseini a déclaré qu’il revenait au pouvoir judiciaire d’apporter un commentaire sur l’affaire concernant Mme Esfandiari, que la presse ultraconservatrice a qualifiée d’« espion sioniste ». Les États-Unis ont réclamé mercredi la libération de l’universitaire et de deux autres Irano-Américaines, retenues selon eux contre leur volonté en Iran. Haleh Esfandiari, qui dirige le programme d’études sur le Moyen-Orient au Woodrow Wilson International Center for Scholars, à Washington, a été arrêtée mardi à Téhéran et incarcérée à la prison d’Evin, où sont emprisonnés...