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Actualités - Opinion

Présidentielle Bkerké favorable au principe du consensus

Le dernier communiqué des évêques maronites a, vraisemblablement, désamorcé la bombe à retardement d’un éventuel torpillage du quorum, et partant, du vide institutionnel. On passe donc, côté présidentielle, à la phase des tractations préparatoires. Naturellement, tous les regards se tournent vers Bkerké, pour orienter et canaliser le cours des choses. Le patriarche est prêt à contribuer à un débat, à des échanges pouvant mener au choix d’un président de consensus. Ce qui induit un évident a priori : les candidatures engagées, émanant de l’un ou de l’autre camp en présence, ne sont pas recevables. Il n’empêche que la recherche d’un compromis ne devrait pas signifier un choix de faiblesse et d’insipidité. Le même communiqué épiscopal attend en effet de tout postulant sérieux des qualités certaines, reconnues, « d’autorité, de pouvoir et d’immunité, le qualifiant pour jouer un rôle d’arbitre entre tous les protagonistes ». Mais, parallèlement au facteur de personnalité, de charisme ou de présence politique affirmée, la négociation doit également porter, de toute évidence, sur un programme déterminé. Non pas tant celui que chaque candidat présenterait mais plutôt un projet global sur lequel les parties prenantes s’entendraient. Pour voir, ensuite, quels présidentiables seraient susceptibles de contribuer efficacement à sa réalisation. En d’autres termes, le prochain président doit défendre une vision déterminée de l’avenir, sur laquelle les principales forces politiques antagonistes du pays se rejoindraient. Bkerké, confirment ses proches, adopte effectivement cette approche articulée autour de la nécessité de bien mettre les points sur les i, de définir un tracé de route conjoint entre loyalistes et opposants, avant de s’engager dans la présidentielle. Les principes de base devant servir de dénominateurs communs se résument à ces évidentes constantes nationales que le siège patriarcal a toujours défendues. À savoir que le Liban ne doit être placé sous aucune tutelle, déclarée ou camouflée. Pour être, ou devenir, vraiment souverain, libre, indépendant, pleinement maître de ses décisions comme de son destin. Les objectifs en somme, mais est-il besoin de le souligner, de la révolution du Cèdre et du soulèvement de l’indépendance. Le concours de Berry Des professionnels estiment que le président Nabih Berry pourrait prendre l’initiative d’établir des contacts élargis à toutes les factions concernées. De procéder à des consultations, en vue d’une synthèse présélective déterminant la liste de candidats d’entente potentiellement potables. Le président Berry, qui a déjà à son actif l’expérience de l’organisation de la table ronde de dialogue, devrait paver la voie, selon ces sources, à l’accord de programme précité. Un plan, un engagement d’une ligne officielle réunifiée, qui s’exprimerait à travers la déclaration ministérielle du premier gouvernement mis en place sous le nouveau régime. Concernant la présidentielle, la mission que ces observateurs attendent de M. Berry se trouverait facilitée par son ouverture déclarée sur les options de Bkerké. Sur ce plan comme sur celui du découpage des circonscriptions pour les législatives. On rappelle en effet qu’il avait prié M. Ghassan Tuéni de communiquer au patriarche son ralliement à la formule du caza. Les sources en question concluent leurs vœux concernant M. Berry en souhaitant qu’il aille à la rencontre du patriarche Sfeir. Toujours est-il que le président de la Chambre, dans son entretien avec Nahar ech-Chabab, a confirmé qu’il va convoquer le Parlement en collège électoral le 25 septembre prochain. Il a redit son attachement à ce Taëf que le Hezbollah, son allié, conteste. Répétant qu’il reste pour la parité fifty-fifty entre chrétiens et musulmans, alors que le parti de Dieu réclame une nouvelle répartition accordant les deux tiers aux musulmans. Ces positions du président Berry ne peuvent que satisfaire Bkerké. Et l’harmonie entre ces deux pôles peut être source d’une passation normale, calme, des pouvoirs d’un régime au suivant. Émile KHOURY
Le dernier communiqué des évêques maronites a, vraisemblablement, désamorcé la bombe à retardement d’un éventuel torpillage du quorum, et partant, du vide institutionnel. On passe donc, côté présidentielle, à la phase des tractations préparatoires. Naturellement, tous les regards se tournent vers Bkerké, pour orienter et canaliser le cours des choses. Le patriarche est prêt à contribuer à un débat, à des échanges pouvant mener au choix d’un président de consensus. Ce qui induit un évident a priori : les candidatures engagées, émanant de l’un ou de l’autre camp en présence, ne sont pas recevables. Il n’empêche que la recherche d’un compromis ne devrait pas signifier un choix de faiblesse et d’insipidité. Le même communiqué épiscopal attend en effet de tout postulant sérieux des qualités...