C’est un peu comme le jeu des chaises musicales. Il y a plus de paires de fesses que de chaises, mais la musique reste la même. Ainsi, en gros, il existe trois ou quatre dossiers sur lesquels la classe politique se fracasse le dentier. Alors, invariablement, au gré des humeurs, on en choisit un, on s’engueule dessus un bon coup, les caméras et les micros étincellent, le populo s’excite, la production s’arrête, le pays se fige au bord de la guerre civile… et puis zut ! Il y a toujours un emmerdeur qui appelle au calme et l’on passe au dossier suivant. Et rebelote, pour un nouveau tour de piste !
Aujourd’hui, il est de bon ton de dire que l’affaire du tribunal international est quasiment réglée puisque la patate chaude a été refilée au Conseil de sécu. Quand on sait que le cirque de New York, sous son chapiteau de verre, palabre depuis huit bonnes années pour mettre sur béquille le tribunal chargé de juger les massacreurs du Cambodge, on souhaite bon courage à ceux qui y croient encore.
Autre patate, autre pantalonnade : la présidentielle. Il aura suffi que le Tsunamichel propose son élection au suffrage universel pour foutre la béchamel dans le marigot libanais. Mongénéral, 72 ans aux prunes et quelques belles dents encore, a juré d’avoir ses adversaires à l’usure. Certes, il a une façon bien à lui de proposer ses services : « Suis candidat, rompez, y a que Michel à voir ! » Pour autant, il serait peut-être temps qu’en face, il y ait un peu autre chose que cette jurassique querelle entre ceux qui veulent l’embrasser sur la bouche et ceux qui veulent l’étrangler de leurs propres mains. Et surtout qu’on arrête de monter en mayonnaise la moindre marque de civilité, comme cette banale poignée de main à Bkerké entre le Tondu de Bzoummar et Ibrahim le Kananéen. Les photographes étaient au bord de l’orgasme comme si c’était George Bush qui roulait une pelle à Oussama Ben Laden…
Pas de contestation possible : le ridicule tue. Seulement des fois, il fait rire aussi…
Gaby NASR
C’est un peu comme le jeu des chaises musicales. Il y a plus de paires de fesses que de chaises, mais la musique reste la même. Ainsi, en gros, il existe trois ou quatre dossiers sur lesquels la classe politique se fracasse le dentier. Alors, invariablement, au gré des humeurs, on en choisit un, on s’engueule dessus un bon coup, les caméras et les micros étincellent, le populo s’excite, la production s’arrête, le pays se fige au bord de la guerre civile… et puis zut ! Il y a toujours un emmerdeur qui appelle au calme et l’on passe au dossier suivant. Et rebelote, pour un nouveau tour de piste !
Aujourd’hui, il est de bon ton de dire que l’affaire du tribunal international est quasiment réglée puisque la patate chaude a été refilée au Conseil de sécu. Quand on sait que le cirque de New York, sous son chapiteau...
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