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Égypte Procès des Frères musulmans : une cour annule une décision de Moubarak

Le tribunal administratif du Caire a annulé hier la décision du président Hosni Moubarak de traduire devant la justice militaire quarante membres des Frères musulmans, principal groupe d’opposition en Égypte, selon une source judiciaire. Les Frères musulmans, officiellement interdits en tant que parti politique mais tolérés, ont qualifié le verdict d’« historique et sans précédent », dans un communiqué publié sur leur site Web. Le président du tribunal administratif, Mohammad al-Husseini, a affirmé dans l’énoncé de son verdict que « le tribunal militaire n’assurait pas un procès juste et équitable aux accusés qui doivent être jugés par un tribunal civil ». Il a aussi décidé d’interrompre leur procès qui s’était ouvert le 26 avril devant un tribunal militaire, dont la prochaine audience était fixée au 3 juin. Les détenus sont accusés de « blanchiment d’argent et financement d’une organisation interdite ». Le juge Husseini a rejeté l’argument de la défense du gouvernement selon laquelle la décision avait été prise par le président de la République qui représente le « pouvoir absolu ». « Il n’y a rien dans la loi égyptienne qui s’appelle le “pouvoir absolu” et, par conséquent, cette décision est illégale, car toute décision doit être fondée sur la loi et la Constitution », a-t-il ajouté. Le gouvernement peut faire appel devant la Haute Cour administrative de la décision du juge Husseini mais, conformément à la loi, le verdict du tribunal administratif est applicable dans l’immédiat et le procès militaire devrait être annulé et les accusés déférés à la justice civile.
Le tribunal administratif du Caire a annulé hier la décision du président Hosni Moubarak de traduire devant la justice militaire quarante membres des Frères musulmans, principal groupe d’opposition en Égypte, selon une source judiciaire. Les Frères musulmans, officiellement interdits en tant que parti politique mais tolérés, ont qualifié le verdict d’« historique et sans précédent », dans un communiqué publié sur leur site Web. Le président du tribunal administratif, Mohammad al-Husseini, a affirmé dans l’énoncé de son verdict que « le tribunal militaire n’assurait pas un procès juste et équitable aux accusés qui doivent être jugés par un tribunal civil ». Il a aussi décidé d’interrompre leur procès qui s’était ouvert le 26 avril devant un tribunal militaire, dont la prochaine audience était...