Rennes, vainqueur récemment de Lens et Toulouse, et auteur d’un nul à Lyon, chez le nouveau champion, s’est transformé en coupeur de têtes et en parfait trouble-fête chez ses rivaux pour l’Europe.
Surfant sur son efficacité contre les « gros », l’équipe de Pierre Dréossi, jamais mieux que 8e jusque-là, en a même profité pour passer en quatre journées de la 11e à la 6e place, en position d’attente pour les accessits de fin de saison.
« Le club a pris une autre dimension, confirme mollement le manageur breton, toujours prudent. On a perdu seulement trois matches depuis la trêve. Cela me paraît plus important que de voir qui on a battu. »
Pourtant, cette saison, Rennes a souvent bien figuré contre les équipes de tête : à sept reprises contre une des cinq meilleures équipes, le Stade a pris 15 points et n’a pas connu la défaite.
Parmi ses faits d’armes, la première défaite de la saison infligée à Lyon (1-0), une victoire nette à Saint-Étienne (3-1) avec une équipe inexpérimentée, et deux succès encore chauds contre Lens (1-0) et Toulouse (3-2), les deux derniers dauphins.
« Nous ne sommes pas encore le trouble-fête, mais j’aimerais que l’on puisse dire ça en fin de saison, appuie le capitaine Étienne Didot. Ça me ferait plaisir que les autres équipes disent qu’on les embête. »
Logiquement, les résultats ont suivi dans la foulée de ces victoires de prestige et Rennes est l’équipe qui a pris le plus de points (11) lors des cinq dernières journées.
Modeste malgré tout
« Défensivement nous sommes costauds et on ne prend pas de buts », explique Didot, dont l’équipe n’a plus perdu depuis le 3 mars, contre Auxerre (0-1). « Ce n’est jamais facile de jouer contre les équipes organisées. »
« C’est vrai que d’avoir battu Paris, Lens et Toulouse, ça donne encore plus de confiance au groupe, continue-t-il. On gère mieux contre les gros. On arrive régulièrement et en douceur, mais nous ne sommes pas à hauteur des équipes devant nous. Notre force de caractère est intéressante pour la dernière ligne droite. »
Au menu des dernières journées, Bordeaux (3e) et Lille (8e mais longtemps sur le podium) doivent donc se méfier, eux qui, tout comme Rennes, prétendent à la Ligue des champions.
Mais dès que l’Europe pointe le bout de son nez en Bretagne, Dréossi n’hésite jamais à la jouer modeste, incitant son camp à la prudence et à la mesure.
« Malgré tout le bien entendu, notre position reste fragile au classement, rappelle-t-il. Il faut voir nos résultats sur une série plus longue. L’an passé on avait eu beaucoup de mal à supporter la pression de fin de saison. »
Rennes, un moment 3e après une série de huit victoires consécutives, avait effectivement fini à une inutile 7e place en raison de son incapacité à tenir la distance dans le final.
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Surfant sur son efficacité contre les « gros », l’équipe de Pierre Dréossi, jamais mieux que 8e jusque-là, en a même profité pour passer en quatre journées de la 11e à la 6e place, en position d’attente pour les accessits de fin de saison.
« Le club a pris une autre dimension, confirme mollement le manageur breton, toujours prudent. On a perdu seulement trois matches depuis la trêve. Cela me paraît plus important que de voir qui on a battu. »
Pourtant, cette saison, Rennes a souvent bien figuré contre les équipes de tête : à sept reprises contre une des cinq meilleures équipes, le Stade a pris 15 points...