Même mission, même échec. Même constat désolé. Saltanov et Michel s’en sont (et Dalila) partis en relevant, tous deux, que la crise libanaise est imputable à un manque total de confiance entre protagonistes.
Observation légèrement superflue, peut-on contre-observer, en passant. Il va en effet de soi que lorsque la confiance règne, il n’y a pas crise. Et inversement ?
Pas tout à fait. Car le problème découle également, et sans doute surtout, d’un déficit de conscience. Morale et intellectuelle.
Entendre que certains, dans les deux camps du reste, manquent de conscience. Nationale ou politique.
Et que d’autres, quand ce ne sont pas les mêmes, n’ont pas vraiment conscience. Ni de ce qui se passe au fond. Ni, par conséquent, de ce qu’ils sont en train de faire. Ou de défaire.
À ce double égard de défaillance et aussi étonnant que cela puisse paraître aux yeux des loyalistes,, on ne peut pas reprocher grand-chose au Hezbollah. En se mettant dans ses bottes, on réalise en effet qu’il a son projet divin, qu’il sert au mieux de ses capacités, en conscience et tout à fait consciemment. Il remplit honnêtement son autocontrat d’État dans l’État, en attendant la République théocratique à l’iranienne. En gardant les yeux bien ouverts.
Sur un autre avenir, une autre nation. Et quand Saltanov et Michel évoquent le thème de la confiance, ils font allusion, sans trop le vouloir d’ailleurs, à la méfiance qu’un tel programme devrait inspirer à tout bon Libanais, loyaliste ou opposant. On peut donc penser qu’ils concluent par un appel à la lucidité.
Et c’est ce conseil indirect, ce service, qu’il faut commencer par comprendre.
Jean ISSA
Même mission, même échec. Même constat désolé. Saltanov et Michel s’en sont (et Dalila) partis en relevant, tous deux, que la crise libanaise est imputable à un manque total de confiance entre protagonistes.
Observation légèrement superflue, peut-on contre-observer, en passant. Il va en effet de soi que lorsque la confiance règne, il n’y a pas crise. Et inversement ?
Pas tout à fait. Car le problème découle également, et sans doute surtout, d’un déficit de conscience. Morale et intellectuelle.
Entendre que certains, dans les deux camps du reste, manquent de conscience. Nationale ou politique.
Et que d’autres, quand ce ne sont pas les mêmes, n’ont pas vraiment conscience. Ni de ce qui se passe au fond. Ni, par conséquent, de ce qu’ils sont en train de faire. Ou de défaire.
À ce double égard de...
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