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L’Arménie commémore le génocide de 1915

Les Arméniens ont commémoré hier le 92e anniversaire des massacres commis par l’Empire ottoman, reconnus comme génocide par une vingtaine de pays et qui assombrissent les relations avec la Turquie voisine. Sous une forte chute de neige, des milliers d’Arméniens se sont rendus vers le monument à la mémoire des victimes dans la capitale arménienne, Erevan. Après avoir brûlé un drapeau turc sur la place de la Liberté, les participants ont déposé des gerbes de fleurs au pied du monument où brûle une flamme éternelle depuis 1965, date de sa construction à une époque où l’Arménie faisait partie de l’URSS. De nombreux participants portaient les drapeaux des pays qui ont reconnu le génocide. Des responsables politiques, dont le président Robert Kotcharian, ont assisté à la cérémonie de commémoration. « La mémoire de ces actions démoniaques va toujours rester dans nos âmes », a déclaré M. Kotcharian. « La communauté internationale a pris conscience que le génocide n’est pas seulement un crime contre un peuple en particulier, mais contre l’humanité, et qu’un déni et une dissimulation d’un tel crime sont aussi dangereux que sa préparation et son exécution », a-t-il estimé. Les massacres et déportations d’Arméniens de 1915 à 1917 ont fait plus de 1,5 million de morts, selon les Arméniens, 250 000 à 500 000 selon la Turquie, qui récuse catégoriquement la notion de génocide. Erevan et Ankara n’ont aucune relation diplomatique en raison de ce différend. Cette question complique également les négociations de la Turquie pour son entrée au sein de l’UE.

Les Arméniens ont commémoré hier le 92e anniversaire des massacres commis par l’Empire ottoman, reconnus comme génocide par une vingtaine de pays et qui assombrissent les relations avec la Turquie voisine. Sous une forte chute de neige, des milliers d’Arméniens se sont rendus vers le monument à la mémoire des victimes dans la capitale arménienne, Erevan. Après avoir brûlé un drapeau turc sur la place de la Liberté, les participants ont déposé des gerbes de fleurs au pied du monument où brûle une flamme éternelle depuis 1965, date de sa construction à une époque où l’Arménie faisait partie de l’URSS. De nombreux participants portaient les drapeaux des pays qui ont reconnu le génocide. Des responsables politiques, dont le président Robert Kotcharian, ont assisté à la cérémonie de commémoration. « La...