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Geagea plaide pour une présidentielle anticipée

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a plaidé pour une élection présidentielle anticipée, dans une interview qu’il a accordée hier à l’agence internationale de presse Reuters. « Du moment que la situation est complètement bloquée, il est légitime de nous interroger sur les raisons pour lesquelles il nous faut attendre six ou sept mois afin d’élire un nouveau chef de l’État. Nous devons réfléchir sérieusement et nous attaquer au problème, au seul accès encore possible à une solution, à savoir la présidentielle », a déclaré M. Geagea à Reuters. Et d’insister : « Pourquoi ne pas essayer de sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve en organisant une élection présidentielle anticipée ? » Jugeant « triste » que le pays reste paralysé sur les plans économique, social et culturel, le chef des FL a indiqué qu’il va œuvrer pour concrétiser cette idée. Prié de commenter les propos du président de la Chambre, Nabih Berry, qui a affirmé vouloir convoquer une réunion parlementaire le 24 septembre, à l’ouverture du délai constitutionnel pour l’élection d’un chef de l’État, et de convoquer d’autres séances ouvertes, les 26 et 27 septembre, en cas de défaut de quorum, M. Geagea a indiqué : « Il n’appartient pas à M. Berry de trancher le point de savoir s’il faut les deux tiers du Parlement ou la majorité plus un afin d’élire un président de la République. C’est la Chambre qui doit décider. » En réponse à une autre question, il a expliqué que si l’opposition réclame un « compromis » autour de la personne du chef de l’État, la majorité fera de même et réclamera également un compromis autour de la personne du président de la Chambre et d’autres responsables d’institutions étatiques. S’en prenant à l’opposition, le chef des FL a déclaré : « Ils agissent comme si ce qui est à eux est à eux seulement et comme si ce qui est à nous est aussi à eux, et cela est inadmissible. S’ils souhaitent privilégier la notion de compromis, nous sommes prêts à l’appliquer à tout. » S’il a estimé qu’il est impossible de former deux gouvernements au Liban et mis l’accent sur la difficulté de la situation actuelle, M. Geagea a voulu se montrer optimiste en insistant sur le fait que l’horizon n’est pas complètement bouché.
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a plaidé pour une élection présidentielle anticipée, dans une interview qu’il a accordée hier à l’agence internationale de presse Reuters.
« Du moment que la situation est complètement bloquée, il est légitime de nous interroger sur les raisons pour lesquelles il nous faut attendre six ou sept mois afin d’élire un nouveau chef de l’État. Nous devons réfléchir sérieusement et nous attaquer au problème, au seul accès encore possible à une solution, à savoir la présidentielle », a déclaré M. Geagea à Reuters. Et d’insister : « Pourquoi ne pas essayer de sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve en organisant une élection présidentielle anticipée ? »
Jugeant « triste » que le pays reste paralysé sur les plans économique, social et...