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Wayne Rooney a le dos large

Le triste match nul ramené d’Israël samedi (0-0) aura servi d’avertissement à Wayne Rooney avant d’affronter Andorre ce soir : si l’Angleterre ne se qualifie pas pour l’Euro, l’attaquant sera le bouc émissaire officiel d’une équipe qui va de fiasco en fiasco. Même le sélectionneur Steve McClaren, peut-être pour faire oublier le surnom dont il est désormais régulièrement affublé (Steve McClown), s’y est mis. Comme après la piteuse défaite en amical contre l’Espagne, il a critiqué ses joueurs en public, réservant à Rooney une pique dans le vestiaire. La réaction de l’intéressé varie selon les organes de presse : pour les uns, il aurait jeté une chaussure contre un mur, selon les autres, il aurait baissé la tête comme un gamin pris en faute. Les statistiques sont sévères pour le môme d’Everton, 21 ans, indéniablement le plus gros talent d’un football anglais qui en est singulièrement dépourvu. Toujours célébré par les supporteurs de Manchester United comme un « Pelé blanc », il n’a plus marqué en match officiel pour l’Angleterre depuis un match de poule contre la Croatie à l’Euro le 21 juin 2004. Celui qui était le plus jeune sélectionné anglais (depuis détrôné par Theo Walcott) est resté muet pendant 15 matches et 935 minutes. En Ligue des champions, il n’a pas trouvé le chemin des filets depuis son triplé contre Fenerbahçe le 28 septembre 2004. Pourtant, même s’il a alterné le brillant et l’anonyme et a été éclipsé cette saison par Cristiano Ronaldo, Rooney a été cette saison une arme importante dans l’excellent parcours de son club. « À la différence d’un milieu, il ne peut pas dessiner le jeu. Malgré son immense talent, il dépend du reste d’une équipe qui n’a pas le niveau pour mettre en lumière un joueur, quel qu’il soit », explique l’ancien milieu irlandais de Manchester United, Johnny Giles, supporteur de la première heure du jeune homme. En l’absence de Michael Owen, blessé, Rooney pâtit aussi d’être le seul atout offensif de l’Angleterre, qui n’a marqué qu’un but et n’a remporté aucune victoire lors de ses cinq derniers matches. Pas plus que Peter Crouch, Andrew Johnson et Jermain Defoe n’ont de qualités pour le niveau international. La pénurie est telle que pour affronter Israël et Andorre, McClaren a appelé dans le groupe un attaquant de deuxième division, David Nugent. Le statut d’enfant chéri des supporteurs anglais dont bénéficie Rooney commence à être ébranlé. Alors que l’attaquant canalisait ses sautes d’humeur, dont l’une lui avait valu son exclusion lors du quart de finale du Mondial allemand perdu face au Portugal, il a montré à Tel-Aviv des signes de rechute lors d’une confrontation avec le défenseur Tal Ben Haïm, ou en s’en prenant à plusieurs reprises à l’arbitre. Les amateurs andorrans, battus 5 à 0 à l’aller, apparaissent comme les candidats idéaux pour permettre à Rooney de marquer de nouveau et retrouver sa confiance. Sinon, l’Angleterre, 3e de son groupe avant d’affronter la Russie (deux fois) et la Croatie, a du souci à se faire.
Le triste match nul ramené d’Israël samedi (0-0) aura servi d’avertissement à Wayne Rooney avant d’affronter Andorre ce soir : si l’Angleterre ne se qualifie pas pour l’Euro, l’attaquant sera le bouc émissaire officiel d’une équipe qui va de fiasco en fiasco. Même le sélectionneur Steve McClaren, peut-être pour faire oublier le surnom dont il est désormais régulièrement affublé (Steve McClown), s’y est mis. Comme après la piteuse défaite en amical contre l’Espagne, il a critiqué ses joueurs en public, réservant à Rooney une pique dans le vestiaire. La réaction de l’intéressé varie selon les organes de presse : pour les uns, il aurait jeté une chaussure contre un mur, selon les autres, il aurait baissé la tête comme un gamin pris en faute. Les statistiques sont sévères pour le môme...