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Niger Les islamistes en guerre contre une Charte sur les droits des femmes

Les organisations islamiques du Niger refusent d’entendre parler de monogamie et d’égalité homme/femme pour l’héritage et font actuellement pression sur le gouvernement et le Parlement pour rejeter la Charte des droits des femmes adoptée en 2003 par l’Union africaine (UA). Sous la pression de ces associations, le Parlement avait en 2006 rejeté une première fois cette Charte accusée par les islamistes d’être « contraire aux valeurs musulmanes », mais les députés, en session depuis début mars, doivent à nouveau l’examiner en seconde lecture. « Nous nous opposerons à tout ce qui porte atteinte à l’intégrité de l’islam », a prévenu Moha Halil, de l’Association islamique du Niger (AIN). Avant le vote de 2006, les islamistes avaient organisé des manifestations et menacé dans leurs prêches de « malédiction divine » tous ceux qui approuveraient le texte. Outre la monogamie et « l’équité » pour l’héritage, le texte fixe à 18 ans l’âge minimum du mariage et offre aux femmes le choix du domicile conjugal. Pour les islamistes, ces principes sont opposés à la charia (loi coranique), qui autorise la polygamie et n’accorde que la moitié de l’héritage aux femmes. La détermination des islamistes laisse peu de chance au texte de passer. Cette Charte « aurait facilité la promotion des droits de la femme à l’éducation, à la santé, à un environnement sain et aurait mis fin à des discriminations », regrette Salamatou Traoré, membre de la Coordination des ONG et associations féminines nigériennes (Congafen). Et d’énumérer le quotidien des Nigériennes : « Violences conjugales, mariages forcés ou précoces, excision et sous-scolarisation ».
Les organisations islamiques du Niger refusent d’entendre parler de monogamie et d’égalité homme/femme pour l’héritage et font actuellement pression sur le gouvernement et le Parlement pour rejeter la Charte des droits des femmes adoptée en 2003 par l’Union africaine (UA).
Sous la pression de ces associations, le Parlement avait en 2006 rejeté une première fois cette Charte accusée par les islamistes d’être « contraire aux valeurs musulmanes », mais les députés, en session depuis début mars, doivent à nouveau l’examiner en seconde lecture. « Nous nous opposerons à tout ce qui porte atteinte à l’intégrité de l’islam », a prévenu Moha Halil, de l’Association islamique du Niger (AIN). Avant le vote de 2006, les islamistes avaient organisé des manifestations et menacé dans leurs prêches de «...