Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

L’euthanasie pourquoi Au cœur de Beyrouth, dans l’un des beaux quartiers résidentiels d’Achrafieh, à côté de l’Université Saint-Joseph, la rue Abdel Wahab Inglizi a connu des commerces et des boutiques de renom, qui faisaient partie du vieux centre commercial de la capitale. Depuis 1975, ces commerçants ont connu la guerre et ont essayé de survivre en s’abritant derrière des bus qui les protégeaient des francs-tireurs qui sévissaient. Certains ont fermé, mais beaucoup ont tenu tout au long des vingt années de guerre et de fermeture en passant la main à une nouvelle génération. Hélas, la lueur d’espoir n’a pas survécu aux crises récentes. Après la guerre de juillet, la situation du commerce, comme dans d’autres domaines, est intenable. Que serait-ce quand il s’agit de commerce de luxe, en pensant aux antiquaires, bijoutiers, maroquiniers ? Rester ouvert, ce qui représente un espoir de vie pour les habitants du quartier, tient plus du patriotisme que du simple esprit commerçant. Tous les commerçants et corps de métier de Beyrouth se sont plaints auprès du Premier ministre, auquel nous rendons hommage. Ils ont même proposé de remplir des demandes de dédommagement ; hier encore, on menaçait de recourir au conseil d’État… Les commerçants de Abdel Wahab Inglisi n’ont rien réclamé, alors même qu’ils sont harcelés par les percepteurs, eux qui espéraient figurer sur la liste des institutions à dédommager à titre de voisins du centre-ville. Et voilà que préposé, en uniforme, débarque pour distribuer à tous les commerçants des « mises en demeure » les sommant de retirer leur enseigne, dont certaines sont témoins de plus de trente ans de guerre et ont porté le nom de familles pendant plusieurs générations. On a accepté d’agoniser, mais l’euthanasie pourquoi. Lucien RAFOUL Le Liban d’en bas La crise sociale sévit. Aujourd’hui, un Libanais sur trois est pauvre et un sur quatre vit sous le seuil de pauvreté. À voir la misère des nombreuses familles et personnes oubliées, voire ignorées, on ne saurait être optimiste. Il est choquant de voir une ribambelle d’enfants mendier dans nos rues. Il est cruel de voir des vieux mourir, abandonnés dans leurs taudis. Il est inacceptable que nos jeunes diplômés soient au chômage ou que nos mères s’épuisent au travail pour assurer à leurs familles le minimum nécessaire. Et la liste n’est pas complète. Inutile de relever que les inégalités au sein de notre pays s’accroissent entre les fortunés et les plus démunis. La fracture sociale n’a jamais été aussi grande et le fossé entre les catégories sociales jamais aussi large. D’autre part, notre pays doit faire face à un nouvel enjeu : la classe moyenne est en voie de disparition. L’ascenseur social est bloqué. Le mérite n’existe pas. Ce qui exaspère, c’est le fatalisme. Les Libanais en ont assez qu’on leur dise que, par leur faute ou parce que nous sommes un pays multiconfessionnel, il est impossible de changer l’ordre des choses. Ceux qui disent cela le font le plus souvent parce que le statu quo les arrange, parce que le statu quo, c’est le confort. La richesse du Liban, ce sont les Libanais. À force d’entendre dire qu’il n’y a rien à faire, nombre de jeunes ont émigré. La réussite et la promotion sociale sont un droit que l’on mérite à la sueur de son front. Magalie EL-HAJJ Bravo M. Eddé ! Je tiens à féliciter M. Carlos Eddé pour la pertinence et l’intelligence de ses propos. En cela, il demeure fidèle au courant du Amid Raymond Eddé, respectant une ligne de conduite parfaitement claire et toujours inchangée. Il fait bien de dénoncer à chaque fois les incohérences des positions de Michel Aoun et de souligner le danger qu’elles représentent pour la stabilité et l’avenir du pays. Sa façon de démontrer les contradictions du général, de manière méthodique et avec une logique implacable, montre l’étendue de son intelligence et de sa perspicacité. Joseph KARAM
L’euthanasie pourquoi

Au cœur de Beyrouth, dans l’un des beaux quartiers résidentiels d’Achrafieh, à côté de l’Université Saint-Joseph, la rue Abdel Wahab Inglizi a connu des commerces et des boutiques de renom, qui faisaient partie du vieux centre commercial de la capitale. Depuis 1975, ces commerçants ont connu la guerre et ont essayé de survivre en s’abritant derrière des bus qui les protégeaient des francs-tireurs qui sévissaient. Certains ont fermé, mais beaucoup ont tenu tout au long des vingt années de guerre et de fermeture en passant la main à une nouvelle génération. Hélas, la lueur d’espoir n’a pas survécu aux crises récentes. Après la guerre de juillet, la situation du commerce, comme dans d’autres domaines, est intenable. Que serait-ce quand il s’agit de commerce de luxe, en...