Une mère, c’est pour la vie*
Une nouvelle fois
Le printemps
Terre féconde où
Des racines profondes
Deviennent des bouquets de fleurs.
Le printemps
Une fête pour les mères
Pour porter les enfants jusqu’au ciel
Mais vous nos enfants
Où vous a-t-on cachés
loin de nous?
On attend toujours le moindre signe de vous
C’est grâce à vous et rien que pour vous
Qu’on est devenu mère
Mère c’est pour la vie
Et rien que la vie.
Fanny MANSOUR et Marie-Noëlle JAPY-FAHED
* À nos enfants Anaïs et Pauline – Julien et Johann
Le Liban tel que je le vois
J’aimerai que le Liban soit en paix, qu’un matin en regardant le journal, je lise :
La misère est finie! Les plus riches ont partagé leur argent. Les paysans, leurs cultures. Les civils, leur pain.
Je tourne la page et j’aperçois:
Plus de conflits, accord entre tous grâce à toute cette nouvelle génération qui s’est rassemblée et a écrit:
Ne vous disputez pas pour un bout de terre ou pour une place au pouvoir qui vous rapportera de l’argent, mais pensez plutôt à ces affamés et ces pauvres… Partagez!
Et les hommes ont réfléchi et ils ont construit un immense parc pour tous les enfants.
Ce rêve, se réalisera-t-il un jour?
Ralph TUFENKJI
Débats constitutionnels...
Bon, c’est quoi le problème maintenant? Hein? Ils veulent ouvrir une session parlementaire? Non mais, et puis quoi encore? Demain la session, après ils réclameront de proposer des textes de lois, puis de légiférer... Non mais ! Si on n’y prend garde, ils finiront par demander qu’on vive normalement! Et puis quoi encore? Quel culot, ces quatorze-marsistes! Vraiment! Une session parlementaire ordinaire! Ils sont prêts à camper au Parlement pour se payer le luxe d’une session. Quels vandales! Non, mais c’est vrai. Ils sont prêts à tout, ces vendus! Mais oui, vous ne le saviez pas ? C’est Georges Dobelyou en personne qui a donné l’ordre de réclamer cette chose si folle: une session parlementaire ordinaire. Oui, paraît même que Chirac y a mis son grain de sel, en remettant la décoration à Hariri. Des vendus qu’on vous dit.
C’est vrai, il faut écouter la voix de la raison et du bon sens dans des moments pareils. Tenez, on se régale en écoutant par exemple le sympathique député du mouvement Amal, Ali Hassan Khalil, dire de son ton le plus sérieux qu’il n’y a constitutionnellement aucune obligation de convoquer l’Assemblée. Aucune, qu’il vous dit! C’est juste un droit qui appartient au président de la Chambre, pas un devoir. Nuance. Il en a le droit, quand il y a urgence, par exemple. Mais y a-t-il urgence? Hein? Voilà, les quatorze-marsistes ne sauront répondre à cette délicate question, puisqu’ils vous inventeront par exemple l’urgence de rétablir un semblant de démocratie, un semblant de dialogue. Un dialogue, ça se fait à 2, sinon rien. Na! Ce sont les nouvelles règles du jeu. Alors, franchement, une Assemblée? Une vraie calamité que cette demande. Il faut croire qu’il y en a que la démocratie effraie...
Joumana Debs NAHAS
Dialogue de sourds
Rien n’est moins plaisant que de voir la Constitution, norme suprême de tout État digne de ce nom, perdre de son «sacralis». Acte fondateur d’un régime, elle se trouve réduite à un chiffon de papier. Sa situation n’est pas à désirer. Une spirale d’explications, d’interprétations et de commentaires tordus l’emporte dans un tourbillon infernal et perpétuel. La Constitution n’est plus l’acte qui fait autorité. Dès lors, la gouvernance libanaise se dote de nouvelles qualités et devient arrogante, scandaleuse. Les institutions maintiennent entre elles des relations minées ; les députés et leur président en sont le parfait exemple, avec insultes, menaces et entêtements. La gloire est à celui qui se fait entendre. La tour de Babel est là! Un bonheur pour le Liban! Engagé dans une impasse et régi par la loi du gougnafier, le pays fournit à ses citoyens un bien-être utopique.
Quel dommage!
Yendi SFEIR
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