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Boonen se prépare à un sprint de 300 kilomètres

Candidat à une victoire que ses grands aînés ont remportée en leur temps, Tom Boonen se prépare « à un grand sprint de 300 kilomètres », demain, dans Milan-Sanremo. Dans la lignée des Van Steenbergen, Van Looy, Merckx et autres De Vlaeminck, les champions belges qui ont tous gagné une ou plusieurs fois la Primavera, le Campinois, toujours décontracté, n’est pas homme à se préoccuper de ses échecs précédents. « C’est vrai, Milan-Sanremo ne m’a pas réussi jusqu’à présent, reconnaît-il. Mais je me suis présenté seulement deux fois dans le final pour gagner. C’est une course qu’il est compliqué de gagner d’entrée de jeu. » Et de rendre hommage à Eddy Merckx, par-delà les époques qui rendent tout parallèle périlleux et injuste : « Gagner une fois, c’est déjà bien. Alors, sept fois... » Pour entamer sa saison de classiques, l’Anversois établi à Monte-Carlo a opté comme à son habitude pour Paris-Nice plutôt que pour Tirreno-Adriatico où étaient réunis la plupart de ses rivaux (Pozzato, Freire, Hushovd, McEwen, Petacchi, O’Grady, Zabel, Ballan). « C’est mieux pour moi, dit-il. Il y a trois jours pour récupérer avant de faire une longue sortie. J’en ressens le besoin. Après Milan-Sanremo, les courses se succèdent tous les trois jours. » De ses résultats en demi-teinte de Paris-Nice, au contraire de l’année passée (trois succès d’étape en 2006), Boonen dresse un bilan rassurant pour ses supporters : « Je n’ai pas gagné d’étape et alors ? J’ai gagné une semaine plus tôt (Kuurne-Bruxelles-Kuurne), ce n’est pas loin. J’ai pris le départ de Paris-Nice avec un peu de bronchite et je n’ai pas eu beaucoup d’occasions au sprint. Mais je peux vous assurer que j’ai les jambes et le moral. » Interrogé sur sa hiérarchie des sprinteurs en ce début de saison, le champion du monde 2005 part alors d’un éclat de rire : « Tous les sprints que j’ai faits à fond, je les ai gagnés. Les autres fois, je me suis relevé. J’ai appris à ne pas lancer les sprints pour les autres. » Pour le jeune Belge (26 ans), qui a déjà épinglé à son palmarès le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, Milan-Sanremo n’est pas la plus belle des courses. « Mais c’est le tremplin parfait vers les autres classiques, note-t-il. Je n’en ai pas de souvenir d’enfance. J’ai dû la voir pour la première fois à l’âge de 15 ans. » Après quatre participations, il s’en fait une idée précise : « C’est le peloton qui dirige dans cette course. Quinze fois, vingt fois, on est confronté aux erreurs des autres. Chaque année, il reste des mecs sur le tarmac. » Dans son équipe Quick Step, Boonen retrouve celui qui lui a succédé au palmarès du championnat du monde, l’Italien Paolo Bettini. Tous deux, aux profils complémentaires, sont habitués à courir ensemble après le même but : « Ce n’est pas un problème, on connaît la course tous les deux. On sait comment faire. »
Candidat à une victoire que ses grands aînés ont remportée en leur temps, Tom Boonen se prépare « à un grand sprint de 300 kilomètres », demain, dans Milan-Sanremo.
Dans la lignée des Van Steenbergen, Van Looy, Merckx et autres De Vlaeminck, les champions belges qui ont tous gagné une ou plusieurs fois la Primavera, le Campinois, toujours décontracté, n’est pas homme à se préoccuper de ses échecs précédents.
« C’est vrai, Milan-Sanremo ne m’a pas réussi jusqu’à présent, reconnaît-il. Mais je me suis présenté seulement deux fois dans le final pour gagner. C’est une course qu’il est compliqué de gagner d’entrée de jeu. »
Et de rendre hommage à Eddy Merckx, par-delà les époques qui rendent tout parallèle périlleux et injuste : « Gagner une fois, c’est déjà bien. Alors, sept fois......