La Réserve fédérale américaine (Fed) avancera en terrain miné la semaine prochaine alors que l’économie fait le grand écart entre difficultés de l’immobilier et inflation toujours élevée.
Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) se réunit mardi et mercredi pour réexaminer le niveau de son principal taux directeur, qui est pour l’instant fixé à 5,25 %.
Pour les analystes, le suspense n’est pas dans la décision sur les taux, qui « vont être laissés inchangés à 5,25 % », prédit Stephen Gallagher de la Société générale à New York.
Ce que les marchés guetteront plus attentivement est le communiqué que la Banque centrale publiera à l’issue de sa réunion, mercredi, dans l’espoir d’y voir plus clair sur ce que l’avenir réserve.
Mais la Fed avancera sur des œufs alors que l’absence de visibilité sur l’économie a rendu les marchés très nerveux.
« La tourmente sur les marchés financiers mondiaux et les problèmes plus spécifiques du secteur des prêts immobiliers à risque ajoutent aux incertitudes pour la Fed », souligne M. Gallagher.
Les propos de l’ancien président de la Fed, Alan Greenspan, qui a récemment évoqué un risque de récession d’ici à la fin de l’année aux États-Unis, n’ont fait que renforcer ces craintes.
De ce fait, « il est probable que la Fed va prendre acte de l’augmentation des risques pour la croissance liés à la crise de l’immobilier », estiment les analystes de Global Insight.
Mais l’autre inconnue de l’équation est l’inflation, qui plaide au contraire pour un langage musclé. La Banque centrale a dit et répété dernièrement qu’il ne fallait pas exclure un nouveau tour de vis monétaire si l’inflation refusait de s’assagir. Or les dernières nouvelles ne laissent pas présager d’un infléchissement rapide.
Les prix de gros ont bondi de 1,3 % en février et les prix à la consommation ont augmenté de 0,4 %.
Sur un an, les prix à la consommation ont augmenté de 2,4 % et de 2,7 % hors alimentation et énergie, ce qui est nettement au-dessus de la limite de 2 % souhaitée par la Fed.
« Non seulement l’inflation est supérieure au plafond de la Fed, mais il y a peu de signes de décélération », note l’économiste indépendant Joel Naroff pour qui la Banque centrale se trouve coincée.
« Du fait du ralentissement de la croissance, les membres du FOMC aimeraient sans doute baliser le terrain à une future baisse de taux, mais il est douteux qu’ils le puissent. Le communiqué va sans doute se concentrer sur les risques d’inflation, même s’il augmente ses mises en garde sur la croissance », souligne-t-il.
« Je serais surpris que M. Bernanke ne penche pas lui aussi dans cette direction », affirme-t-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Réserve fédérale américaine (Fed) avancera en terrain miné la semaine prochaine alors que l’économie fait le grand écart entre difficultés de l’immobilier et inflation toujours élevée.
Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) se réunit mardi et mercredi pour réexaminer le niveau de son principal taux directeur, qui est pour l’instant fixé à 5,25 %.
Pour les analystes, le suspense n’est pas dans la décision sur les taux, qui « vont être laissés inchangés à 5,25 % », prédit Stephen Gallagher de la Société générale à New York.
Ce que les marchés guetteront plus attentivement est le communiqué que la Banque centrale publiera à l’issue de sa réunion, mercredi, dans l’espoir d’y voir plus clair sur ce que l’avenir réserve.
Mais la Fed avancera sur des œufs alors que l’absence...