L’évolution de la Bourse de Beyrouth est restée hésitante hier, à l’issue d’une nouvelle séance marquée par la prudence des opérateurs en attendant l’issue des efforts déployés à plus d’un niveau pour sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve. La persistance des incertitudes au sujet de la concrétisation du projet de règlement de la crise libanaise tel qu’envisagé lors du sommet irano-saoudien de samedi dernier continue de freiner l’ardeur des donneurs d’ordres d’achat de valeurs libanaises, selon des représentants de courtiers.
Ce phénomène, qui a généralement pour effet de rendre le marché volatil, s’est traduit encore une fois par des fluctuations étroites de la cote dans les deux sens. Solidere en a surtout souffert, ses actions A ayant légèrement progressé de 0,18 % alors que ses actions B reculaient dans la même proportion.
La tendance était également partagée dans le secteur bancaire avec la hausse de 0,77 % des certificats GDR de la Bank Audi et la baisse de 0,39 % de ceux de la BLOM Bank. Il en est de même de la hausse de 2,09 % des actions ordinaires de la Bank Audi et de 1,68 % des actions prioritaires de la Byblos Bank d’un côté, et de l’autre la baisse de 1,10 % des actions ordinaires de cette dernière banque.
Par ailleurs, on a relevé la baisse de 0,54 % des actions du cimentier Holcim aux industrielles et la stabilisation des parts du Beirut Preferred Fund à 101,50 $ sur le Junior Market.
En conséquence, l’indice BLOM des valeurs libanaises était à l’équilibre, clôturant à 1 206,23 points, en hausse de 0,39 %, dans des échanges portant sur 281 214 titres négociés d’une valeur de 4 651 632 $, dont 188 653 actions de Solidere d’une valeur de 3 111 736 $.
Le marché libanais des changes est demeuré calme à l’inertie en l’absence d’initiatives à l’achat comme à la vente du dollar. Celui-ci a continué de fluctuer entre 1 513,50 et 1 514 LL dans des opérations interbancaires généralement médiocres.
Les Bourses mondiales reprennent du poil de la bête
Les Bourses européennes ont continué à se reprendre après les baisses spectaculaires qu’elles avaient essuyées la semaine dernière. Cette tendance a été renforcée hier par les espoirs de rachats d’entreprises, dont Carrefour par groupe Arnault et Colony Capital, et Scania par Man et Volkswagen.
Cependant, ce mouvement n’a pas pu prendre beaucoup d’ampleur à la Bourse New York. À cela aurait contribué la publication du Beige Book qui a noté des signes de ralentissement de l’économie US depuis janvier avec des signes inflationnistes liés au marché du travail.
Sur les marchés des changes, l’euro a évolué à la hausse face au dollar, mais dans des marges étroites, les opérateurs continuant à anticiper un relèvement du principal taux directeur de la BCE à 3,75 % aujourd’hui.
Élie KAHWAGI
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