Marché de l’immobilier
Les enseignements de la crise
le 08 mars 2007 à 00h00
Depuis le 14 juillet dernier, le marché immobilier attend avec impatience des signes tangibles d’un dynamisme sur les mêmes bases qu’au début de l’année 2006 qui s’annonçait florissant. La crispation actuelle est palpable et indéniable. Bien que la situation tende progressivement à se décanter, les dernières semaines ont permis de dégager plusieurs enseignements négatifs et positifs :
– la demande a ralenti. Le constat est implacable. Les produits haut de gamme (les logements supérieurs à un million de dollars) et les grandes tailles (450 m2 et plus) sont particulièrement affectés. On ne compte plus les projets résidentiels qui n’ont vendu qu’une ou deux unités depuis 9 mois. Cette crise touche même les promoteurs les plus renommés du marché ;
– le contexte politique et sécuritaire actuel a refroidi les appétits des ressortissants arabes. L’absence de cette clientèle sur le marché pénalise les ventes. Parallèlement, les grosses fortunes des Libanais expatriés n’ont pas remis en cause leur volonté d’achat mais préfèrent à ce jour retarder leur investissement ;
– les prix des appartements, et donc par ricochet ceux des terrains, sont restés relativement stables depuis la guerre de juillet. Pourtant, les coûts de construction n’ont pas suivi la même tendance et ont fortement augmenté. C’est un coup dur pour les promoteurs qui voient leur marge de profit se réduire. Alors que les ventes sont difficiles et que les clients espèrent des réductions, avec la crise il n’est pas opportun pour eux de hausser leur prix ;
– parmi les éléments positifs du contexte actuel, les demandes de parcelles existent. Les investisseurs sont toujours à l’affût d’opportunités d’achat. Plusieurs transactions ont été observées ces dernières semaines dans l’agglomération beyrouthine. Toutefois, les ventes ne sont possibles qu’avec des propriétaires lucides, logiques et intelligents. La situation actuelle a permis de mettre sur la touche la multitude de personnes qui surévaluent injustement leur propriété en se basant sur une soit-disant estimation d’un proche malheureusement incompétent. Dorénavant, nous ne perdons plus notre temps et celui de nos clients à proposer des terrains invendables. Beyrouth regorge de biens-fonds à vendre, cela se chiffre par centaines. Les investisseurs connaissent la grande majorité d’entre eux. Leur intérêt sera possible uniquement si les propriétés sont estimées correctement et non plus par des approximations d’amateurs ;
– les prix se négocient de plus en plus. Si certains sont inflexibles, d’autres promoteurs acceptent de réduire de 5 à 10 % leur prix. Le constat est similaire sur le marché des locations où les abus, c’est-à-dire les surestimations, sont courants. Désormais, les clients tirent un maximum sur les prix en mettant la pression sur les propriétaires ;
– si les produits haut de gamme et de grande superficie se vendent difficilement, c’est tout le contraire pour les petits logements de 150 à 250 m2, de 150 000 à 350 000 dollars. Ce type d’appartements qui peuvent contenir trois chambres à coucher attire de plus en plus de clients qui, si dans un premier temps ambitionnaient d’acheter plus grand et dans un quartier de renom, acceptent désormais de réduire leur espérance.
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Depuis le 14 juillet dernier, le marché immobilier attend avec impatience des signes tangibles d’un dynamisme sur les mêmes bases qu’au début de l’année 2006 qui s’annonçait florissant. La crispation actuelle est palpable et indéniable. Bien que la situation tende progressivement à se décanter, les dernières semaines ont permis de dégager plusieurs enseignements négatifs et positifs :
– la demande a ralenti. Le constat est implacable. Les produits haut de gamme (les logements supérieurs à un million de dollars) et les grandes tailles (450 m2 et plus) sont particulièrement affectés. On ne compte plus les projets résidentiels qui n’ont vendu qu’une ou deux unités depuis 9 mois. Cette crise touche même les promoteurs les plus renommés du marché ;
– le contexte politique et sécuritaire actuel a...
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