Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

Irremplaçable Assez ! Kafa ! Ça suffit ! Le peuple se meurt, le peuple en a assez ! La polémique dans les journaux, à la télévision et sur l’Internet doit prendre fin. La parole est comme la flèche, regardez donc avant de la décocher si elle n’est ni pointue ni empoisonnée. Vous avez la responsabilité d’un pays, vous avez la responsabilité de nos parents, de nos enfants, la responsabilité de notre passé et de notre futur… Se lancer des flèches ne fera qu’envenimer davantage les relations et les rendre encore plus difficiles ; les jeunes quitteront en masse, ceux qui pensaient retourner seront encore plus écœurés et las d’attendre un retour au calme qui, peut-être, ne viendra jamais ; l’économie, déjà mourante, ne pourrait plus jamais s’en remettre, et le monde qui est prêt à nous aider aujourd’hui nous tournera le dos à son tour. Rappelez vous ceci : « Nous n’héritons pas du pays de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. » Protégez ce pays ! Honorez-le ! En venant au monde, on a une mère et un pays et aucun d’eux n’est remplaçable. Nicole ABDUL-MASSIH Montréal Pitié ! À tous nos dirigeants, À tous les chefs de parti, À tous les responsables, De grâce, ayez pitié des jeunes qui quittent le pays Des jeunes qui sont dans le pays Du peuple qui crie misère De tous les travailleurs qui ont foi dans ce pays et qui se retrouvent les mains vides, la poche vide, l’esprit vide (et vidé) De tous les Libanais exsangues et hébétés, fatigués et dégoûtés Le Liban se meurt, de grâce ressuscitez-le ! Alice TAMER Les nouveaux amis de Sarkozy Certes, le président de l’UMP a mis un peu d’eau dans son vin (californien), mais Nicolas Sarkozy n’a pas changé. Celui qui parlait il y quelques jours – campagne électorale oblige – de la « réaction disproportionnée d’Israël » (à l’enlèvement par le Hezbollah de deux de ses soldats en juillet dernier) est celui-là même qui, le 16 juillet dernier, dans le journal de TF1, au moment où Dominique de Villepin montrait sa solidarité avec le peuple libanais en nous rendant visite, avait dit que « dans ce conflit, il y a un agresseur, c’est le Hezbollah qui se comporte de manière invraisemblable ». Quelques jours plus tard, le 19 juillet, Zeev Boïm, ministre israélien de l’Intégration, rendait compte, lors d’une cérémonie à Paris, de sa rencontre le matin même avec M. Sarkozy en ces termes : « Je l’ai remercié pour sa défense d’Israël et lui ai transmis les félicitations d’Ehoud Olmert. (M.) Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était responsable de l’agression. Il m’a demandé : “De combien de temps l’État d’Israël a-t-il besoin pour terminer le travail ?” Je lui ai répondu : “Une dizaine de jours.” » (Le Monde, 20 juillet 2006). Sept mois plus tard, le Liban peine encore à se remettre sur pieds. Que l’on ne s’y trompe pas. Si Nicolas Sarkozy caresse aujourd’hui les Libanais dans le sens du poil (« Le Liban est un miracle, on ne peut pas le laisser mourir »), c’est bien pour obtenir les suffrages, entre autres, de l’électorat français d’origine libanaise. Mais pour M. Sarkozy, l’équation reste claire : le droit d’Israël prime sur les droits des autres pays de la région. Dans l’affaire du nucléaire iranien, Nicolas Sarkozy ira encore plus loin que les Américains eux-mêmes : pour lui, le nucléaire iranien ne constitue pas une menace pour la stabilité de la région en général, mais bien une « menace constante pour l’existence d’Israël ». Quand on sait que dans l’histoire mouvementée du Proche-Orient la raison d’être de l’armement croissant d’Israël et la quasi-immunité dont cet État jouit à l’ONU passent (comme d’ailleurs la stabilité de la Syrie) par la déstabilisation permanente du Liban, il y a de quoi être sceptique quant à la soudaine amitié qu’éprouve envers le Liban le candidat UMP à la présidence française. Zahi JAMOUS D’un salon à l’autre David Hume, dans ses essais politiques, disait : « Rien ne paraît plus surprenant à ceux qui contemplent les choses humaines d’un œil philosophique que de voir la facilité avec laquelle le grand nombre est gouverné par le petit, et l’humble soumission avec laquelle les hommes sacrifient leurs sentiments et leurs penchants à ceux de leurs chefs. » Ce message poignant a été parfaitement illustré dans la dernière édition de L’Orient Littéraire (jeudi 1er mars 2007) où, du salon de coiffure de Beyrouth au Salon du livre du Caire, les obsessions sont les mêmes. Citons : craintes des peuples soumis à des dictatures, liberté d’expression martyrisée par la censure, la peur du lendemain à cause du fanatisme religieux. Et si M. Frangié, avec son zèle connu, a invité les partisans du 8 et ceux du 14 Mars à dialoguer, ce devrait demeurer notre plus grand sujet de fierté. Nous avons réussi durant plus d’un demi-siècle, et surtout après l’indépendance de 1943, en tant que chrétiens à enseigner à nos enfants la fraternité et le respect d’autrui, y compris envers ceux qui professent une autre croyance, en un mot l’humanisme. Aujourd’hui, nous devons de nouveau, armés de notre foi et grâce à cette philosophie, servir d’exemple aux pays de la région pour les aider à sortir du fanatisme religieux et éviter de créer un Moyen-Orient morcelé, où l’État hébreu bénéficiera seul d’une tranquillité absolue. Le Liban est un message, disait le pape Jean-Paul II. Sauvons-le. Nazira A. SABBAGHA NDLR Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants. En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
Irremplaçable

Assez ! Kafa ! Ça suffit ! Le peuple se meurt, le peuple en a assez !
La polémique dans les journaux, à la télévision et sur l’Internet doit prendre fin.
La parole est comme la flèche, regardez donc avant de la décocher si elle n’est ni pointue ni empoisonnée. Vous avez la responsabilité d’un pays, vous avez la responsabilité de nos parents, de nos enfants, la responsabilité de notre passé et de notre futur… Se lancer des flèches ne fera qu’envenimer davantage les relations et les rendre encore plus difficiles ; les jeunes quitteront en masse, ceux qui pensaient retourner seront encore plus écœurés et las d’attendre un retour au calme qui, peut-être, ne viendra jamais ; l’économie, déjà mourante, ne pourrait plus jamais s’en remettre, et le monde qui est prêt à nous aider...