La Bourse de Beyrouth a rebondi hier en clôturant en nette hausse de 1,43 %, plusieurs opérateurs s’étant lancés dans des chasses aux bonnes affaires après les pertes essuyées récemment par plusieurs vedettes sur fond d’inquiétudes politiques. Ce mouvement a particulièrement favorisé les valeurs de reconstruction et de développement ainsi que les bancaires. Dans les salles de marché, on évoque toujours les tractations politiques en cours, sur le double plan international et régional afin de dénouer la crise libanaise avant le sommet arabe de Ryad fin mars, pour expliquer ce changement de cap.
Dans cette perspective, Solidere a été activement recherchée, les actions A et B de cette société ayant regagné 2,83 % et 3,65 % respectivement, repassant allégrement à la hausse la barre de 16 $.
Aux bancaires, on a relevé la remontée des actions de la Byblos Bank aussi bien ordinaires (+4,19 %) que prioritaires (+2,33 %) ainsi que les certificats GDR de la BLOM Bank (+0,40 %), alors que ceux de la Bank Audi se sont maintenus à 57 $ ainsi que les actions ordinaires de la Bank of Beirut à 12,80 $.
Par ailleurs, le cimentier Holcim a progressé de 0,55 % aux industrielles alors que sur le Junior Market, les parts de Beirut Interbank Fund, Beirut Preferred Fund et Beirut Golden Income sont restées inchangées.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a regagné 16,78 points ou 1,43 % à 1191,05 points, mais dans des volumes toujours légers, ne dépassant pas au total quelque 160 596 titres d’une valeur de 2 656 921 $, dont 100 255 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 626 105 $.
Le marché libanais des changes était à l’équilibre, le dollar continuant à se négocier dans les échanges interbancaires entre 1 513,50 et 1 514 LL, sans le moindre recours à la BDL qui a maintenu le haut de sa fourchette d’intervention à 1 514 LL.
Les Bourses mondiales en baisse
Les Bourses mondiales ont subi hier une quatrième journée consécutive de baisse quoique moins marquée que les jours précédents. Certaines d’entre elles ont effectué des mouvements de yo-yo, surtout en Europe, avant de se replier dans des marges plus étroites que la veille. Au contraire, Wall Street a présenté des signes de dépression en rapport avec les inquiétudes suscitées par l’économie US. À cet égard, les investisseurs ont été sensibilisés par la révision en baisse de l’indice de confiance des consommateurs US, calculé par l’université du Michigan, de 93,3 à 91,3 points en février contre 96,9 points en janvier.
L’euro est resté pratiquement stable autour du seuil de 1,32 $, pâtissant de moindres prix à la production dans sa région en janvier, alors que le dollar restait ferme grâce au regain de forme de l’industrie US en février.
Élie KAHWAGI
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