Association Amel
Inauguration d’une clinique dentaire
à Khiam, don de l’ambassade du Japon
L’association Amel a inauguré hier à Khiam une clinique dentaire. Cette clinique est un don de l’ambassade du Japon au centre socio-médical de Khiam, pour un montant de 11 mille dollars.
Ont notamment assisté à la cérémonie inaugurale l’ambassadeur du Japon, Yoshihisa Kuroda, le caïmacam de Marjeyoun, Kassem Nassar, ainsi que le président de l’association, Kamel Mehanna.
L’ambassadeur japonais a réaffirmé « les relations privilégiées qui unissent les deux peuples libanais et japonais » et assuré que son gouvernement était déterminé à soutenir le peuple libanais.
De son côté, le président de l’association Amel a remercié le Japon pour son aide et a énuméré l’action de l’association depuis la fin de l’offensive israélienne.
HOMMAGE
Joseph Samaha, un journaliste
en noir et blanc
Cela faisait longtemps que je n’avais pas pleuré. Sans doute le fait qu’il soit mort d’une mort naturelle a permis à mon chagrin de s’exprimer. On pouvait enfin être triste à la mort d’un journaliste sans que la colère et la révolte ne prennent le dessus. Et mes larmes m’ont fait sourire. Elles ressemblaient à Joseph. Parce qu’il avait une pensée décalée.
Toujours poussant le bouchon un peu plus loin avec une ironie désenchantée, provocateur subtil, il savait au sein d’une discussion faire passer les propos au niveau supérieur, celui où la démagogie, la récupération, les lieux communs n’ont guère de place. Peu importe le camp dont il faisait partie dernièrement. Joseph était un journaliste, un vrai.
Ses éditoriaux, contrairement à beaucoup de ceux de ses contemporains, s’inscrivaient dans une modernité certaine de l’écriture précise et réfléchie. Au détour des phrases, il plaçait ces références universelles qui faisaient de lui un vrai citoyen du monde. J’étais fière, moi qui déteste les verbiages des journaux de notre région, de voir ses articles repris dans le Courrier international.
Érudit et modeste, intellectuel et accessible, sensuel et pudique, timide et éloquent, incisif et doux, il était fidèle à lui-même. À ses contradictions. Il s’aimait en noir et blanc. Il avait notamment, dans son appartement de la rue Monnot, un portrait de lui en chapeau qui le faisait ressembler aux héros élégants, ténébreux et séducteurs des films des années cinquante. Le noir et le blanc lui allaient si bien parce que, contrairement à ce que l’on pense, l’alliance du noir et du blanc permet les nuances.
Joseph aimait les belles femmes, les copains, la littérature, les idées, la musique, le billard, le whisky et les cigarettes. Joseph n’aimait pas les gens du pouvoir et de l’argent. Je n’ai pas envie que tous ces horribles politiciens le récupèrent.
Je n’ai pas compris ses positions politiques récemment. « Il est bien difficile de choisir son camp de nos jours, dit Jorge Semprun, le bien est dispersé et le mal partout. » Je m’étais promis de le voir un soir pour qu’il m’explique comment il était parvenu à choisir, lui, l’homme aux nuances, le journaliste décalé, le laïc aux allures dégingandées. J’aurais voulu lui raconter mon dégoût des uns et des autres, de ces criminels déguisés en politiciens, lui confier mon désarroi face à ses prises de position, le convaincre de la justesse du non-choix.
Mais il est parti. Et je garderai de lui l’image en noir et blanc, celle qui permet de décliner les gris à l’infini.
Janane Mallat
Une perte pour le Liban
La première chose que je fais avant d’aller travailler est de me brancher sur Internet et de lire l’éditorial de Joseph Samaha. C’est ma manière de rester dans mon pays.
Joseph Samaha, par son intégrité, par son intelligence, par sa culture, a permis à ses milliers de lecteurs de comprendre l’actualité. Il a informé comme devrait le faire tout journaliste consciencieux, soucieux de la vérité, libre et responsable. Lundi matin, j’ai été frappée de stupeur devant la page noire d’al-Akhbar avec le nom de Joseph Samaha suivi des deux dates.
Je ne peux pas dire à quel point j’éprouve cette perte : perte pour le Liban, perte pour le monde arabe, perte pour la justice et l’équité, perte pour son journal et ses collaborateurs, perte pour moi-même, même si je l’ai très peu connu personnellement.
Ghada EL-YAFI
« Toufoula », un regard
d’espoir vers l’avenir
Fortement engagée auprès des enfants atteints de cancer et de maladies sanguines, l’association Toufoula se mobilise depuis un an déjà pour agrémenter le séjour en milieu hospitalier des enfants cancéreux. Plus de 150 volontaires, écoliers et universitaires, organisent régulièrement des spectacles et des fêtes dans les hôpitaux de Beyrouth. Ces spectacles, qui se déroulent dans des cadres féeriques, sont l’occasion pour les enfants cancéreux de s’amuser, en danses et en chansons, et d’oublier, pour quelques instants du moins, leur maladie.
La mission de Toufoula se poursuit en 2007 à travers des fêtes dans les hôpitaux, notamment à l’hôpital gouvernemental de Beyrouth, à l’Hôtel-Dieu de France et à l’hôpital Makassed.
Toufoula, qui tient à envoyer aux enfants malades un message d’espoir, leur a également dédié sa participation au marathon de Beyrouth 2006. Participation qui lui a valu le prix du meilleur costume du marathon.
IMMIGRATION
La SG accorde trois mois aux résidents illégaux pour régulariser leur situation
La direction générale de la Sûreté générale (SG) a publié un communiqué accordant un délai de trois mois, du 1er mars au 30 mai 2007, aux ressortissants arabes et étrangers résidant illégalement au Liban, pour régulariser leur situation.
Le communiqué appelle les contrevenants à se présenter aux centres régionaux situés à proximité de leur lieu de travail ou de résidence pour régulariser leur situation et se voir accorder les délais nécessaires à l’obtention d’un permis annuel de résidence ou pour être rapatriés.
Le communiqué rappelle que la loi interdit d’accueillir ou d’employer les contrevenants, sous peine de poursuites légales.
CONFÉRENCES
« De l’hypnose individuelle à l’hypnose collective » aux Créneaux
Chawki Azouri parlera « De l’hypnose individuelle à l’hypnose collective » ce soir, à 19h30, aux Créneaux. Modératrice : Liliane Germanos Ghazaly.
La rencontre s’inscrit dans le cadre des conférences mensuelles de la Société libanaise de psychanalyse, qui reprennent aujourd’hui.
AIDE HUMANITAIRE
Cas social
Trois enfants scolarisés, dont le père souffre de graves problèmes de santé – cœur, poumons et reins – et dont la mère est cardiaque, ont besoin d’examens réguliers et de médicaments très coûteux (en plus des frais d’hospitalisation). Vu leur état, les parents sont dans l’incapacité de faire un travail fatigant.
La famille est prise en charge depuis trois ans par l’association Libami.
Pour vos contributions : SGBL (agence Sin el-Fil) compte en LL ou en $ : 083458.
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