La Bourse de Beyrouth a achevé la semaine hier sur une note contrastée, mais toujours en baisse, dans un marché rendu très prudent par le spectre du terrorisme qui a refait son apparition la veille. Cela d’autant que la situation politique intérieure continue d’inquiéter la communauté financière, qui estime que la poursuite des déclarations intempestives de part et d’autre exclut toute sortie de l’impasse dans laquelle se trouve le pays depuis près de trois mois.
Dans la crainte donc que le marché puisse se retrouver sous de nouvelles et fortes pressions la semaine prochaine, certains opérateurs ont continué d’alléger leurs portefeuilles titres aux dépens surtout de Solidere. Les actions A et B de cette société ont dû, en effet, reperdre 0,68 % et 1,12 % respectivement de leurs valeurs boursières.
Pour ce qui est du compartiment des valeurs bancaires, il est resté pratiquement délaissé. Pourtant, les certificats GDR émis par certaines banques, dont BLOM et Audi, sont parvenus à recouvrer une petite partie du terrain qu’ils avaient abandonné dès le début de la semaine, en gagnant 0,24 % et 0,18 % respectivement.
Par ailleurs, on a relevé la stabilité des actions du cimentier Holcim à 1,76 $ dans un marché qui manque toujours d’impulsions.
Cela étant, l’indice BLOM des valeurs libanaises a cédé 3,15 points ou 0,27 % à 1 171,47 points après que les baisses l’ont emporté en importance sur les hausses. Ce mouvement s’est produit, encore une fois, dans des volumes très légers, ne dépassant pas au total 43 273 titres négociés d’une valeur de 1 102 561 $, dont 25 424 actions A et B de Solidere d’une valeur de 402 349 $.
Sur le marché libanais des changes, le dollar est resté plutôt offert à un rythme supérieur à sa demande. Il s’est négocié, en effet, légèrement au-dessous 1 514 LL, le haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 513,50 et 1 513,75 LL, mais dans des échanges interbancaires très réduits.
Les Bourses européennes
en hausse malgré la baisse de Wall Street
Les Bourses européennes ont terminé en nouvelle hausse. Elles ont été tirées par la publication de bons résultats de sociétés et la remontée des valeurs pétrolières. La reprise plus forte que prévu dans le bâtiment en Allemagne (+28 % en décembre et +9,2 % en 2006) et la hausse de 1,2 % de la consommation des ménages français en janvier ont relégué au second plan la baisse de 107,9 points à 107 points en février de l’indice IFO qui mesure le moral des chefs d’entreprise allemands. Ce mouvement s’est produit malgré un nouvel accès de faiblesse de Wall Street après la condamnation de Microsoft par un tribunal US.
L’euro était en forme hier après les indicateurs traduisant la solidité de l’économie dans sa région.
Élie KAHWAGI
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