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Actualités - Chronologie

CONSOLIDATION Les Bourses de Londres et de Tokyo scellent leur alliance

Le London Stock Exchange (LSE), qui a repoussé six offres d’achat en deux ans, et la Bourse de Tokyo, qui pâtit de la concurrence chinoise, ont annoncé hier un partenariat sur fond de consolidation du secteur boursier mondial. Cet accord, technique et commercial, est destiné notamment à développer des produits communs, et à promouvoir la double cotation des entreprises à Londres et Tokyo. Il ne prévoit pas de lien capitalistique cependant, la privatisation de l’opérateur public japonais ne devant intervenir qu’en 2009. Selon des sources proches de l’opération, les deux groupes prévoient des cotations réciproques de fonds de placement indiciels. Ils comptent aussi créer, à terme, une Bourse fonctionnant 24 heures sur 24. Une collaboration est également prévue dans le domaine de la régulation. « Le Tokyo Stock Exchange est un marché mondial immensément important, et nous voyons notre coopération avec lui comme une opportunité stimulante d’élargir la gamme de services que nous proposons », a commenté Christopher Gibson-Smith, président du LSE. « L’environnement actuel des marchés boursiers fait qu’il est important pour nous d’explorer la possibilité de satisfaire les différentes parties prenantes de la place. Dans ce contexte, le Tokyo Stock Exchange (TSE) est ravi d’entamer des discussions avec le London Stock Exchange, l’un des marchés leaders de la planète », a déclaré Taizo Nishimuro, PDG du TSE. Le TSE, en quête de partenariats pour conserver son rang de première place financière d’Asie face à la concurrence des Bourses chinoises, avait déjà annoncé fin janvier un partenariat avec la Bourse de New York (NYSE), envisageant une alliance capitalistique d’ici à la fin 2009. Il est aussi en pourparlers avec le Chicago Mercantile Exchange. « Il est vrai que les marchés de Hong Kong et de Singapour deviennent puissants. Jusqu’ici, les trois principales Bourses dans le monde étaient New York, Tokyo et Londres, mais Tokyo voit son influence diminuer », a commenté Kazuhiro Takahashi, analyste de Daiwa Securities SMBC. « Si l’alliance avec le LSE permet aux deux places de créer de nouveaux produits comme des ETFS ou des certificats de dépôts d’actions étrangères au Japon, les investisseurs auront plus de possibilités. Les particuliers, mais aussi les institutionnels auront plus d’options si les échanges s’étendent à l’étranger », a-t-il ajouté. Le LSE a repoussé récemment une deuxième OPA de la Bourse électronique américaine Nasdaq, après avoir décliné quatre autres scénarios de rapprochement depuis deux ans avec Deutsche Börse, Euronext, Macquarie Bank et la maison de courtage ICAP. La place londonienne a attiré un grand nombre d’introductions en Bourse de sociétés étrangères depuis trois ans, au détriment de Wall Street, en particulier russes et chinoises.

Le London Stock Exchange (LSE), qui a repoussé six offres d’achat en deux ans, et la Bourse de Tokyo, qui pâtit de la concurrence chinoise, ont annoncé hier un partenariat sur fond de consolidation du secteur boursier mondial.
Cet accord, technique et commercial, est destiné notamment à développer des produits communs, et à promouvoir la double cotation des entreprises à Londres et Tokyo. Il ne prévoit pas de lien capitalistique cependant, la privatisation de l’opérateur public japonais ne devant intervenir qu’en 2009.
Selon des sources proches de l’opération, les deux groupes prévoient des cotations réciproques de fonds de placement indiciels. Ils comptent aussi créer, à terme, une Bourse fonctionnant 24 heures sur 24. Une collaboration est également prévue dans le domaine de la régulation.
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