La Bourse de Beyrouth a continué de mordre dans le rouge, les opérateurs se penchant toujours sur la situation politique intérieure, toujours inquiétante, pour se débarrasser d’une partie de leurs titres qui y sont cotés. « Je ne pense pas que les investisseurs trouvent qu’il y a quelque chose de vraiment rassurant dans l’actualité politique pour reprendre le chemin de la Bourse et pour procéder à des achats à bon compte », a affirmé hier un trader dans une grande maison de courtage, pour expliquer cette morosité que traverse la cote libanaise. Mais il n’en demeure pas moins que globalement, ce mouvement n’a pas été important jusqu’à maintenant, comme en témoigne la médiocrité des échanges, beaucoup d’opérateurs estimant devoir rester à l’écart du marché en cette période, a relevé un autre représentant de courtier.
C’est dans ce contexte que Solidere a continué de céder du terrain, les actions A et B de cette société ayant reperdu hier 0,31 % et 0,12 % respectivement.
Il en est de même du secteur bancaire sur lequel on a relevé seulement la négociation des certificats GDR de la BLOM Bank (-0,72 %) et de la Bank Audi (inch.), alors que le restant de ce compartiment est tombé dans un creux.
Aux industrielles, le cimentier Holcim s’est maintenu à 1,76 $, son dernier niveau de la semaine passée.
En effet, l’indice BLOM des valeurs industrielles a reperdu 1,48 point ou 0,13 % à 1 174,62 points, mais dans des volumes très légers ne dépassant pas au total 48 107 titres d’une valeur de 1 289 038 $, dont 26 600 actions A et B de Solidere d’une valeur de 422 617 $.
Un calme plat a régné hier sur le marché libanais des changes en l’absence de motivations à l’offre comme à la demande du dollar. Mais après que la BDL se fut déclarée prête à le vendre au haut de sa fourchette d’intervention, soit à 1 514 LL, il s’est négocié dans les quelques opérations bancaires qui ont eu lieu entre 1 513,50 et 1 514 LL.
Évolution contrastée des Bourses mondiales
Les Bourses européennes sont reparties à la hausse, soutenues par les valeurs pétrolières et minières et une nouvelle série de bons résultats de sociétés en 2006. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre que l’indice des commandes à l’industrie en zone euro a augmenté de 2,8 % en décembre. Mais les places européennes ont réduit leurs gains en fin de séance avec le recul des marchés US, victimes d’un regain d’inquiétudes concernant l’inflation et les taux d’intérêt. Ce mouvement a été relancé par l’annonce aux États-Unis d’une baisse de 27 000 des demandeurs d’allocations chômage la semaine dernière.
Sur les marchés des changes, l’euro était stable face au dollar, les opérateurs continuant de se débarrasser du yen au profit de ces deux monnaies.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a continué de mordre dans le rouge, les opérateurs se penchant toujours sur la situation politique intérieure, toujours inquiétante, pour se débarrasser d’une partie de leurs titres qui y sont cotés. « Je ne pense pas que les investisseurs trouvent qu’il y a quelque chose de vraiment rassurant dans l’actualité politique pour reprendre le chemin de la Bourse et pour procéder à des achats à bon compte », a affirmé hier un trader dans une grande maison de courtage, pour expliquer cette morosité que traverse la cote libanaise. Mais il n’en demeure pas moins que globalement, ce mouvement n’a pas été important jusqu’à maintenant, comme en témoigne la médiocrité des échanges, beaucoup d’opérateurs estimant devoir rester à l’écart du marché en cette période, a relevé un autre...