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Les lecteurs ont voix au chapitre

Naissance d’un troisième pôle Tel un malade dont le corps serait atteint de gangrène, ainsi en va-t-il du Liban, un pays dont chaque partie souffre d’un mal. Mais le malade doit avant tout vouloir guérir, et c’est cette volonté même qui permettra aux médecins traitants de réussir dans leur tâche. Quand ce n’était pas le cas, nous avons assisté à la lente extinction de certaines personnes qui se sont laissé mourir, préférant rejoindre des êtres perdus à jamais plutôt que de vivre en leur absence. Tous les « médecins » du monde ont beau se pencher sur notre cas, de Bush à Ahmadinejad, en passant par Chirac, Poutine, Blair, Khoja, pour ne citer que quelques-uns des grands spécialistes, ils ont beau essayer de réanimer à coups de dollars, d’armes et de pourparlers, rien n’y fait. À suivre le bras de fer qui se joue entre les deux pôles, il semblerait que le Liban ne veuille plus vivre, qu’il ne veuille plus exister quand d’autres nations sont en train de naître ou de renaître (comme l’Arménie qui a retrouvé son indépendance en septembre 1991). Mais la vie est toujours plus forte que tout, qu’elle est un cadeau de Dieu et que nous devrions Lui en être reconnaissant autrement qu’en nous entretuant. C’est ainsi qu’un troisième pôle est né au Liban qui veut écrire sans honte et sans peur : « Laissez les plaies se cicatriser ; laissez le Libanais réapprendre à vivre en paix, afin qu’il reprenne goût à l’existence et qu’il puisse jouir de l’aide qu’on lui propose ! » Carole Babikian KOKONI À propos de l’interview de Aoun sur NBN L’interview de Michel Aoun sur NBN m’a encore une fois bien déroutée. Décidément, j’ai du mal à le cerner. Ne s’est-il pas toujours vanté d’être l’étendard de la laïcité au Liban ? Soudain, on l’entend dire : « Je parle en chrétien, en chrétien marginalisé » ! Puis il trouve bon de préciser : « Les chrétiens se sont fait flouer en 1990 ! » Surprenant de la part de celui qui, en 1990 justement, à travers ses guerres désastreuses, a mené les chrétiens tout droit dans l’impasse au point qu’ils ont dû accepter n’importe quel cessez-le-feu à n’importe quelles conditions ! Est-ce vraiment le moment de chercher à réparer ses erreurs ? C’est curieux ensuite que, quand il parle de « forces externes qui veulent ramener le Liban dans l’ère de la violence et de la discorde », j’ai l’étrange impression qu’il parle bien plus de la France et des États-Unis que de la Syrie. J’espère vraiment qu’il ne s’agit que d’une fausse impression. Christiane KHOURY NDLR Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants. En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
Naissance d’un troisième pôle

Tel un malade dont le corps serait atteint de gangrène, ainsi en va-t-il du Liban, un pays dont chaque partie souffre d’un mal. Mais le malade doit avant tout vouloir guérir, et c’est cette volonté même qui permettra aux médecins traitants de réussir dans leur tâche. Quand ce n’était pas le cas, nous avons assisté à la lente extinction de certaines personnes qui se sont laissé mourir, préférant rejoindre des êtres perdus à jamais plutôt que de vivre en leur absence.
Tous les « médecins » du monde ont beau se pencher sur notre cas, de Bush à Ahmadinejad, en passant par Chirac, Poutine, Blair, Khoja, pour ne citer que quelques-uns des grands spécialistes, ils ont beau essayer de réanimer à coups de dollars, d’armes et de pourparlers, rien n’y fait.
À suivre le bras...