La Bourse de Beyrouth est restée sur la mauvaise pente hier, pour la troisième séance consécutive. Elle a continué à être affectée par un contexte politique décourageant, alors que rien de nouveau ne s’est produit au sujet des récents contacts régionaux pour le règlement de la crise libanaise. De plus, les menaces de désobéissance civile brandies par les forces de l’opposition ainsi que les tentatives d’utiliser la Finul au Liban-Sud pour faire pression sur le gouvernement sont venues assombrir davantage le climat entourant le marché libanais des valeurs mobilières.
Solidere ne tardait pas à subir de nouvelles pressions, ramenant ses actions vers le seuil de résistance de 16 $, celles de la catégorie A ayant reperdu 0,31 % et de la catégorie B 0,43 %.
Le secteur bancaire a signé des baisses plus sensibles avec la rechute des certificats GDR de la Bank Audi (-2,54 %) et de la BLOM Bank (-0,79 %), à l’exception des actions de la Byblos Bank ordinaires (+0,58 %) et prioritaires (inch.).
Par ailleurs, on a relevé la stabilité des parts émises par Beirut Global Income et Beirut Golden Income sur le Junior Market.
Cela étant, l’indice BLOM des valeurs libanaises a cédé davantage du terrain, retombant de 1 180 points à 1 176,10 points, en nouvelle baisse de 0,33 %, mais dans des échanges de plus en plus ternes, ne dépassant pas au total hier quelque 29 704 titres négociés d’une valeur de 526 924 $, dont 14 408 actions A et B de Solidere d’une valeur de 230 528 $.
Mais le marché des changes est resté à l’écart de ce climat politique déprimant, l’offre du dollar ayant dépassé la demande en cette monnaie qui s’est négociée dans les opérations interbancaires entre 1 513,50 et 1 513,75 LL, quoique dans des volumes très légers.
Bourses : l’inflation US occulte les bons résultats des sociétés
Les Bourses européennes ont terminé la journée d’hier en nouvelle baisse dans le sillage de Wall Street, malgré une série de résultats annuels encourageants de sociétés. Elles ont été affectées par les craintes de durcissement monétaire après des chiffres d’inflation alarmants aux États-Unis, les prix à la consommation dans ce pays ayant progressé de 0,2 % en global et de 0,3 % hors énergie et alimentation en janvier contre 0,1 % et 0,2 % attendus. Autre nouvelle décevante, l’indice composite des principaux indicateurs économiques US, censé préfigurer l’évolution de la conjoncture dans les six prochains mois, a progressé de seulement 0,1 % sur un mois en janvier après 0,6 % en décembre.
Sur les marchés des changes, l’euro, qui a battu un nouveau record face au yen, malgré le relèvement des taux d’intérêt japonais (voir par ailleurs), a évolué tout près de ses derniers niveaux de la veille contre le dollar.
Élie KAHWAGI
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