Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

À Mai Ghossoub

De la vallée monte un brouillard tentaculaire Mais tu ne le verras plus Il pénètre les pins parasols Je le verrai pour toi, Mai, où que tu sois De la montagne souffle un vent salutaire Mais tu ne le sentiras plus Il décoiffe sur ta peau les broussailles Je pense à toi, Mai, où que tu sois Des journaux s’élève la rumeur des femmes solidaires Mais tu ne participeras plus À leur combat libertaire Je le mènerai pour toi, Mai, où que tu sois Du ciel tombe en ce moment le bleu de l’air Mais tu n’es plus Là où tu es, Mai, Luit l’étrange éclat de la vie. Antoine BOULAD

De la vallée monte un brouillard tentaculaire
Mais tu ne le verras plus
Il pénètre les pins parasols
Je le verrai pour toi, Mai, où que tu sois
De la montagne souffle un vent salutaire
Mais tu ne le sentiras plus
Il décoiffe sur ta peau les broussailles
Je pense à toi, Mai, où que tu sois
Des journaux s’élève la rumeur des femmes solidaires
Mais tu ne participeras plus
À leur combat libertaire
Je le mènerai pour toi, Mai, où que tu sois
Du ciel tombe en ce moment le bleu de l’air
Mais tu n’es plus
Là où tu es, Mai,
Luit l’étrange éclat de la vie.

Antoine BOULAD