Téhéran tardant à payer, Moscou diffère
la construction du réacteur de Bouchehr
le 20 février 2007 à 00h00
La Russie a agité hier le spectre d’un nouveau retard dans la construction de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, un projet qui inquiète les États-Unis, alors que la date de livraison du combustible nucléaire approche. La société russe Atomstroïexport, qui construit la centrale, s’attend à des retards dans la réalisation du projet en raison de problèmes de paiement côté iranien, a déclaré à l’AFP sa porte-parole Irina Essipova. Selon le calendrier approuvé en 2006 par la Russie et l’Iran, la centrale doit être mise en service en septembre 2007, la livraison de combustible étant prévue en mars. Selon une source nucléaire russe contactée par l’AFP, une délégation iranienne est attendue à Moscou avant la fin février pour des discussions sur cette question. Un responsable d’Atomstroïexport, Vladimir Pavlov, cité par Ria Novosti, a expliqué de son côté que le retard de paiement était lié à la décision de Téhéran d’arrêter ses versements en dollars pour les effectuer en euros. « Il ne s’agit pas uniquement de questions commerciales, c’est de la politique », estime Anton Khlopkov du Centre d’études politiques sur la Russie (PIR Center). « La Russie tente de retarder sa décision sur les livraisons de combustible car la situation autour du dossier nucléaire iranien reste floue (...). Moscou ne veut pas que son combustible nucléaire se retrouve hors du contrôle international », ajoute-t-il. Pour l’analyste indépendant Pavel Felgenhauer, les Russes restent inquiets des avancées du programme nucléaire iranien et veulent « obtenir des concessions » de Téhéran sur cette question. La Russie a conclu avec l’Iran un accord sur la construction de la centrale de Bouchehr en 1995, mais le projet a pris du retard, notamment sous la pression de Washington qui soupçonne Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Pour sa part, Téhéran a démenti les informations russes. « Il n’y a aucun retard dans les paiements de la centrale de Bouchehr », a assuré Mohammad Saïdi, chef adjoint de l’agence iranienne pour l’energie atomique, cité par l’agence officielle IRNA. « Les paiements ont été effectués conformément aux échéances convenues entre les deux parties », a encore dit ce responsable rejetant sur le constructeur russe « la responsabilité des problèmes financiers » liés à ce projet. Il a toutefois indiqué que son pays tenterait de trouver une solution à ce problème dans les prochains jours.
La Russie a agité hier le spectre d’un nouveau retard dans la construction de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, un projet qui inquiète les États-Unis, alors que la date de livraison du combustible nucléaire approche. La société russe Atomstroïexport, qui construit la centrale, s’attend à des retards dans la réalisation du projet en raison de problèmes de paiement côté iranien, a déclaré à l’AFP sa porte-parole Irina Essipova. Selon le calendrier approuvé en 2006 par la Russie et l’Iran, la centrale doit être mise en service en septembre 2007, la livraison de combustible étant prévue en mars. Selon une source nucléaire russe contactée par l’AFP, une délégation iranienne est attendue à Moscou avant la fin février pour des discussions sur cette question. Un responsable d’Atomstroïexport,...
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