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Le WRC Circus débarque au pays des Solberg

Le rallye de Norvège fait son entrée au championnat du monde des rallyes WRC avec quelques atouts à faire valoir en plus de la popularité des frères Petter et Henning Solberg, comme par exemple les infrastructures des Jeux olympiques d’hiver en 1994. Le parc d’assistance des cinq écuries engagées en WRC, ambiance calme et feutrée digne d’un salon de l’automobile, est installé dans le « Viking Ship », un grand bâtiment moderne en forme de coque de bateau retournée, d’où son nom, qui abritait en 1994 le patinage de vitesse. Tout un symbole, sauf que les 80 concurrents de ce rallye de Norvège ne glisseront pas sur des patins mais sur des pneus cloutés. Et la plupart sont parqués à l’extérieur du navire, dehors, comme sur n’importe quel rallye de championnat du monde. « C’est un rêve qui devient réalité, grâce au travail de beaucoup de gens », dit Petter, 32 ans. « Nous avons joué notre rôle d’ambassadeurs », ajoute Henning, 34 ans. L’aîné n’a pas été champion du monde, il n’est monté qu’une seule fois sur un podium mondial (Turquie 2006), mais il est très populaire dans son pays et à l’affiche partout cette semaine. Cinq fois champion de Norvège, parrainé par un réseau de magasins de hi-fi, Henning n’a pas émigré à Monaco, comme Petter. Et s’il reste pour beaucoup un pilote amateur, il roule cette saison dans la meilleure voiture. Henning médaillé ? Un autre site important des Jeux sera parcouru à grande vitesse par les rallymen, le parc olympique de Lillehammer où se dresse le tremplin de saut à skis et où se disputaient les épreuves de ski de fond. Ce sera samedi, pour l’ES12, l’endroit idéal pour que les frères Solberg, devant des milliers de spectateurs, se montrent dignes de leurs aînés médaillés en 1994. Pour Petter, ce ne sera pas évident, car sa Subaru Impreza arrive en bout de course et doit être remplacée par une nouvelle. Quand on s’étonne de voir un bar de Lillehammer proposer, dans son « menu rallye », un « Solberg fondant » (un gâteau au chocolat servi avec trois boules de glace), et quand on demande au barman, il insiste : « C’est Petter, pas Henning. » Meilleure connaissance du terrain, meilleure voiture, voilà deux bonnes raisons pour que la plupart des pronostiqueurs voient plutôt Henning titiller Loeb et Grönholm, dans la foulée de sa 4e place en Suède. « Je vais essayer de ne pas m’emballer et de rentrer dans le top 5 à chaque spéciale », sourit Henning. Même si un Solberg ne monte pas sur le podium, ce rallye restera forcément dans les annales : la Norvège est le 28e pays où le WRC plante son chapiteau, et l’un des rares où la vitesse est limitée à 80 km/h... sur autoroute.
Le rallye de Norvège fait son entrée au championnat du monde des rallyes WRC avec quelques atouts à faire valoir en plus de la popularité des frères Petter et Henning Solberg, comme par exemple les infrastructures des Jeux olympiques d’hiver en 1994.
Le parc d’assistance des cinq écuries engagées en WRC, ambiance calme et feutrée digne d’un salon de l’automobile, est installé dans le « Viking Ship », un grand bâtiment moderne en forme de coque de bateau retournée, d’où son nom, qui abritait en 1994 le patinage de vitesse.
Tout un symbole, sauf que les 80 concurrents de ce rallye de Norvège ne glisseront pas sur des patins mais sur des pneus cloutés. Et la plupart sont parqués à l’extérieur du navire, dehors, comme sur n’importe quel rallye de championnat du monde.
« C’est un rêve qui devient...