L’Autriche fait plus confiance à Benjamin Raich, champion olympique, qu’à Hermann Maier, tenant du titre, pour décrocher aujourd’hui à Are une première médaille d’or chez les messieurs à l’occasion du slalom géant des Mondiaux de ski alpin.
Moins charismatique que son illustre compatriote ou l’Américain Bode Miller, « le Blitz du Pitz » constitue une valeur sûre dans les grands rendez-vous.
Il avait remporté cinq médailles aux Mondiaux précédents, en 2005 à Bormio (Italie), et deux titres olympiques aux Jeux de Turin, ce qui pose un homme, au demeurant bienséant, mais sûr de sa force.
Raich a remporté le dernier slalom géant de Coupe du monde, qui remonte au 6 janvier, celui d’anthologie d’Adelboden, où il avait relégué l’Italien Massimiliano Blardone et le Norvégien Aksel Lund Svindal, à 85/100 et 1 seconde.
« J’ai déjà fait provision de médaille avec l’argent du supercombiné », a rappelé Raich, qui apprécie la piste d’Are, sur laquelle, en mars dernier, il avait déjà dominé le géant des finales de la Coupe du monde 2005/2006, devant Blardone.
Et puis, sans l’air d’y toucher, « Benni » peut, avec une 7e médaille mondiale, dépasser Maier, bloqué à six.
Équipiers
« On est prêts », a poursuivi le Tyrolien du Pitztal, qui n’oublie jamais ses partenaires dans un sport pourtant individuel. « Il ne faut pas regarder derrière, mais devant. Le climat au sein de l’équipe est super », a-t-il ajouté, un encouragement sympa pour Maier.
Le champion de Flachau n’est pas épargné par les critiques après ses performances modestes dans les épreuves de vitesse. Plus que sa 7e place en super-G, à 2 centièmes du podium, c’est sa défaite radicale dans la descente dimanche (13e) qui a libéré ses détracteurs.
Maier, 34 ans, admet qu’il joue une carte difficile. « Je dois défendre l’or de Bormio, un événement que j’avais abordé dans de meilleures conditions, et c’est évidemment un challenge difficile », a remarqué le champion qui compte 53 victoires en Coupe du monde.
« Mais il faut toujours se méfier de Maier. C’est le calme avant la tempête », a promis le vieux lion blessé, qui fut autrefois Herminator. Grâce à son or de Bormio, Maier a offert une place supplémentaire à l’Autriche, qui aligne également Rainer Schoenfelder, Hannes Reichelt et Christoph Gruber.
Outre Blardone, qui s’est essayé en super-G, et Svindal, gonflé à bloc après son or dimanche de la descente, une dizaine de concurrents peuvent prétendre au podium.
Le jeune Canadien François Bourque, 4e aux JO, et le Français Joël Chenal, vice-champion olympique, abordent diminués l’épreuve. Alors que le Gaspésien « volant » doit composer avec un gros hématome à la cuisse droite, reliquat d’une chute vendredi lors du second entraînement de la descente, Chenal est blessé au coude droit, un handicap pour la poussée du départ.
Miller mérite un chapitre à part. Il peut évidemment gagner. Mais il reconnaît qu’il s’est peu entraîné dans la discipline ces dernières semaines et qu’il peut sortir à tout moment.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Autriche fait plus confiance à Benjamin Raich, champion olympique, qu’à Hermann Maier, tenant du titre, pour décrocher aujourd’hui à Are une première médaille d’or chez les messieurs à l’occasion du slalom géant des Mondiaux de ski alpin.
Moins charismatique que son illustre compatriote ou l’Américain Bode Miller, « le Blitz du Pitz » constitue une valeur sûre dans les grands rendez-vous.
Il avait remporté cinq médailles aux Mondiaux précédents, en 2005 à Bormio (Italie), et deux titres olympiques aux Jeux de Turin, ce qui pose un homme, au demeurant bienséant, mais sûr de sa force.
Raich a remporté le dernier slalom géant de Coupe du monde, qui remonte au 6 janvier, celui d’anthologie d’Adelboden, où il avait relégué l’Italien Massimiliano Blardone et le Norvégien Aksel Lund Svindal, à...