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Les propositions du parti de Dieu

Pour M. Fadlallah, la politique économique au Liban doit viser à renforcer la croissance durable. Étant donné l’environnement local et régional instable, « au lieu de tout miser sur les secteurs ultrasensibles aux crises, comme le tourisme ou l’immobilier, le gouvernement devrait œuvrer à renforcer les secteurs productifs et celui des services hospitaliers et éducatifs, estime le responsable du Hezbollah. Certaines mesures du programme du ministre défunt Pierre Gemayel “Une industrie pour la jeunesse du Liban 2010” par exemple auraient dû figurer dans le plan de réformes, notamment celles relatives à la réduction des coûts de l’énergie pour les industriels. Le rôle de l’État doit être de soutenir le secteur privé pour le rendre compétitif. Quant à l’agriculture, son budget ministériel représente aujourd’hui 0,5 % du budget public. La direction des orientations agricoles est totalement inactive faute de budget. Ce budget doit être ramené au moins à 2 à 3 % du budget total sur la base d’un programme de relance du secteur. L’État a également un rôle à jouer pour inciter le secteur bancaire à financer les secteurs industriel et agricole qui récoltent aujourd’hui à eux deux 13 % des prêts bancaires alors qu’ils représentent 20 % du PIB. On peut notamment développer Kafalat ». Selon lui, il faut également lutter contre la structure monopolistique du marché libanais. Sur le plan financier, M. Fadlallah préconise une sorte de « deal » avec le secteur bancaire pour rééchelonner la dette publique en opérant des swaps sans devoir passer par une conférence internationale, et ce sur la base d’un programme de réformes crédible. Il faut également obtenir davantage de prêts bonifiés, à hauteur de 10 milliards de dollars, et négocier avec les pays arabes en vue d’obtenir des dons importants, ajoute-t-il. Le Hezbollah propose aussi de revoir entièrement le système fiscal en privilégiant la taxation directe, à travers l’impôt progressif sur le revenu, en vue d’alléger la pression sur les classes défavorisées. Enfin, concernant le volet social, M. Fadlallah cite notamment un projet de réforme du système des retraites soumis au Parlement à l’époque du ministre des Finances, Élias Saba, qui combine les transferts et la capitalisation. « Ce projet doit toutefois être développé en élargissant la base des bénéficiaires », ajoute-t-il. Finalement, M. Fadlallah estime que le programme de réformes du gouvernement contient de « bonnes mesures, mais elles sont tronquées. Il faut les compléter et en rajouter d’autres ». Même s’il met en doute la volonté de l’équipe de lancer des discussions réelles autour du plan, le Hezbollah estime qu’un gouvernement d’union nationale est le seul garant de la mise en œuvre de réformes préservant les intérêts du plus grand nombre. S.A.
Pour M. Fadlallah, la politique économique au Liban doit viser à renforcer la croissance durable.
Étant donné l’environnement local et régional instable, « au lieu de tout miser sur les secteurs ultrasensibles aux crises, comme le tourisme ou l’immobilier, le gouvernement devrait œuvrer à renforcer les secteurs productifs et celui des services hospitaliers et éducatifs, estime le responsable du Hezbollah. Certaines mesures du programme du ministre défunt Pierre Gemayel “Une industrie pour la jeunesse du Liban 2010” par exemple auraient dû figurer dans le plan de réformes, notamment celles relatives à la réduction des coûts de l’énergie pour les industriels. Le rôle de l’État doit être de soutenir le secteur privé pour le rendre compétitif.
Quant à l’agriculture, son budget ministériel représente...