Les 4 vérités (et le programme
présidentiel implicite) de Charles Rizk…
le 12 février 2007 à 00h00
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a dévoilé hier à la LBC ses quatre vérités à l’adresse des Libanais, ainsi que, d’une façon plus implicite, ce qui ressemble fort à un programme présidentiel.
Première vérité : « Ce par quoi passe le Liban depuis l’assassinat de Rafic Hariri est bien plus qu’une crise politique ; ce sont des crises du système politique » lui-même, « une crise d’identité », a-t-il dit mettant en garde contre une balkanisation du pays. Deuxième vérité : « C’est le résultat d’une praxis politique arriérée ; nous avons occulté le Pacte national mis sur pied par les présidents Khoury et Solh. Ils avaient effectivement reconnu le pluralisme confessionnel, mais ils l’ont transcendé en un bipartisme politique, dans lequel étaient aussi bien représentés les chrétiens que les musulmans. » Troisième vérité : « L’abdication en faveur des décisions internationales afin de régler nos problèmes internes », a-t-il regretté, assurant qu’une éventuelle entente entre les décideurs internationaux portera certainement, entre autres, sur le dossier du tribunal chargé de juger les assassins de Rafic Hariri, « puisque la communauté internationale est déterminée » à ce que cette instance juridique voit le jour.
Quatrième vérité : « Nous sommes sur le point de connaître un nouveau mandat à la présidence de la République (ou ce qui en reste), et ce mandat se doit de se concentrer sur deux missions. Un : mener le tribunal international jusqu’au bout – et le prochain président devra jouir d’une expérience certaine pour convaincre les Libanais et les autres que le dossier du tribunal ne sera pas clos une fois que sera adopté son statut. Deux : restaurer le système politique et le restructurer, en dépassant la pluralité confessionnelle et en l’harmonisant avec la charte nationale, basée sur le bipartisme. » Pour Charles Rizk, cela permettra rien moins que « de construire l’indépendance rêvée par le président Hariri et que les présidents Khoury et Solh avaient fondée » ; de « relancer et faire prospérer l’économie tel que l’a rêvé le président Hariri et que l’avait réalisé le président Chamoun », et de « reconstruire l’État et ses institutions tels que les avaient rêvés le président Hariri et qu’avait édifiés le président Chéhab ».
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a dévoilé hier à la LBC ses quatre vérités à l’adresse des Libanais, ainsi que, d’une façon plus implicite, ce qui ressemble fort à un programme présidentiel.
Première vérité : « Ce par quoi passe le Liban depuis l’assassinat de Rafic Hariri est bien plus qu’une crise politique ; ce sont des crises du système politique » lui-même, « une crise d’identité », a-t-il dit mettant en garde contre une balkanisation du pays. Deuxième vérité : « C’est le résultat d’une praxis politique arriérée ; nous avons occulté le Pacte national mis sur pied par les présidents Khoury et Solh. Ils avaient effectivement reconnu le pluralisme confessionnel, mais ils l’ont transcendé en un bipartisme politique, dans lequel étaient aussi bien représentés les chrétiens que...
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