En s’inclinant petitement (1-0) face à l’Argentine mercredi, la France a préparé – pas tout à fait comme elle l’aurait souhaité – le match des éliminatoires à l’Euro 2008 qu’elle doit disputer le mois prochain en Lituanie.
Un succès sur des adversaires dont elle n’avait plus croisé le chemin depuis 1986 aurait certainement été de meilleur augure avant d’aborder à Vilnius une rencontre que le sélectionneur Raymond Domenech décrit comme décisive.
La défaite au Stade de France est ennuyeuse, car il s’agit d’une défaite, mais pas tant que ça.
D’une certaine manière, ce revers, tout comme celui subi début 2006 face à la Slovaquie, confirme que la France n’est plus la championne du monde des matches amicaux.
Elle sait livrer des rencontres de bonne tenue face à des adversaires huppés, mais elle ne s’acharne plus à remporter des succès dont le seul mérite est le prestige. « Je regrette qu’il y ait eu quelques erreurs dans la dernière passe ou des approximations dans certains mouvements offensifs, a dit Domenech. Mais j’ai bien aimé la solidité de l’équipe. »
« Il faut se souvenir de qui était l’adversaire ce soir et il nous fallait quelqu’un de ce niveau-là pour nous préparer pour le mois prochain. »
« Car cela sera un match très difficile face à une équipe de Lituanie qui a posé des problèmes à l’Italie et qui aura eu un mois pour encore mieux se préparer », a-t-il rappelé.
En fait, la principale hantise du stratège français est de voir ses hommes se faire prendre à nouveau en flagrant délit de facilité.
Souvenir de Glasgow
Domenech ne s’est pas tout à fait remis de la défaite (1-0) subie à Glasgow face à l’Écosse au mois d’octobre.
Ni l’humiliation infligée ensuite aux îles Féroé (5-0) ni le succès (1-0) sur la Grèce championne d’Europe en novembre ne l’ont consolé des trois points perdus dans un Hampden Park en fusion.
Dans un groupe où figurent les champions du monde italiens et les Ukrainiens, quart de finalistes, Domenech est tenté de se mettre à l’abri le plus rapidement possible dans la course à la qualification.
Chaque point va compter, mais surtout ceux qui seront pris face aux équipes réputées moins fortes, Lituanie en tête.
Le sélectionneur n’a pas non plus envie de revivre la crispante épreuve des qualifications au Mondial 2006, où beaucoup avait tenu aux retours de Zinedine Zidane, Lilian Thuram et Claude Makelele, mais aussi à un but miraculeux de Thierry Henry en Irlande.
« Nous avons encore du travail. Par séquences, nous avons posé des problèmes aux Argentins, mais on ne peut pas être pleinement satisfaits par une défaite », a-t-il dit.
Domenech a certainement hâte de récupérer sa paire de défenseurs centraux, Lilian Thuram et William Gallas, tous deux forfaits mercredi.
Il sera aussi enclin à essayer de nouvelles combinaisons en attaque car le tandem Thierry Henry-David Trezeguet tourne à vide face à des défenses malignes et bien organisées.
Les deux anciens Monégasques n’avaient rien réussi contre des Écossais prêts à mourir pour garder leur but inviolé. Ils n’ont pas fait mieux mercredi.
« Leur association existe depuis longtemps. Elle est intéressante », a dit Domenech, évitant soigneusement tout jugement de valeur. À Vilnius, le 24 mars, les Français n’auront pas le choix, il faudra marquer plus de buts que l’adversaire. Car même un match nul serait un mauvais résultat.
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Un succès sur des adversaires dont elle n’avait plus croisé le chemin depuis 1986 aurait certainement été de meilleur augure avant d’aborder à Vilnius une rencontre que le sélectionneur Raymond Domenech décrit comme décisive.
La défaite au Stade de France est ennuyeuse, car il s’agit d’une défaite, mais pas tant que ça.
D’une certaine manière, ce revers, tout comme celui subi début 2006 face à la Slovaquie, confirme que la France n’est plus la championne du monde des matches amicaux.
Elle sait livrer des rencontres de bonne tenue face à des adversaires huppés, mais...