Rechercher
Rechercher

Actualités

Cyclisme Thomas Voeckler disputera le Giro et le Tour

Thomas Voeckler (Bouygues Télécom), le héros du Tour de France 2004, effectue un retour aux sources dans le Tour de Langkawi. Le Français y avait accompli ses débuts professionnels en 2001 et est venu, cette année, consolider son travail foncier : les mois à venir seront pour lui très chargés. Contrairement à ses équipiers Didier Rous ou Franck Renier, Voeckler n’est pas perdu en Malaisie et goûte avec un plaisir évident cette nouvelle plongée dans un monde différent, dans un pays fou de cyclisme. « J’aime bien cette expérience », dit-il. « C’est amusant. Je ne suis quand même pas venu pour faire du tourisme, mais pour peaufiner mon travail hivernal. Dix jours d’une course nerveuse et plutôt longue (1 300 km au total) vont me faire du bien avant de passer aux choses sérieuses. Je suis troisième du classement général après la première étape de montagne, ça va, je suis dans les temps ! » Comme toujours, Thomas Voeckler a opté pour un programme chargé, cette année. En 2005, il avait couru classiques, courses par étapes et Tour de France et avait fini exténué : l’idée était de mieux se connaître lui-même. En 2006, il a davantage ciblé et a réussi à gagner, notamment, une belle étape du Tour du Pays basque. Galère « Cette année, pour la première fois, annonce-t-il, je vais doubler Giro et Tour de France. J’ai donc un programme chargé jusqu’à Milan-San Remo et puis après je vais rester deux à trois semaines sans courir. Ensuite, je vais disputer l’Amstel Gold Race et la Flèche wallonne avant le Tour d’Italie. » Voeckler a déjà disputé le Giro une fois et il en garde un souvenir précis. « C’était ma première année professionnelle. Quelle galère ! On nous avait volé nos vélos, les policiers avaient fait des descentes dans tous les hôtels en pleine nuit dans le cadre du Blitz de San Remo et j’avais été le seul de l’équipe à atteindre Milan. À l’avant-dernière place. » En 2007, son objectif sera bien différent. Il rêve de gagner une étape dans un grand tour, mais sait combien sa tâche sera difficile. N’étant ni un sprinteur ni un excellent grimpeur, il devra s’en remettre à ses qualités de battant et à sa malice. « Pour le public, je suis toujours le maillot jaune du Tour de France 2004 », admet-il. « C’est quand même ce que j’ai fait de plus beau dans ma carrière et cela ne m’agace jamais qu’on me le rappelle. Pour les médias, je ne suis plus identifié ainsi et moi je suis passé à autre chose. Gagner une étape, ce serait bien, mais je sais aussi que ce ne sera pas simple parce que je ne vais disputer quasiment que des courses du Pro-Tour où le niveau est très élevé. » Au sein de son équipe Bouygues Télécom qui ne revendique pas un leader unique, Thomas Voeckler a carte blanche. Il sait bien, comme Pierrick Fedrigo, Anthony Geslin ou Jérôme Pineau, que le leader est celui qui fait la course devant. Lui, il adore ça !
Thomas Voeckler (Bouygues Télécom), le héros du Tour de France 2004, effectue un retour aux sources dans le Tour de Langkawi. Le Français y avait accompli ses débuts professionnels en 2001 et est venu, cette année, consolider son travail foncier : les mois à venir seront pour lui très chargés.
Contrairement à ses équipiers Didier Rous ou Franck Renier, Voeckler n’est pas perdu en Malaisie et goûte avec un plaisir évident cette nouvelle plongée dans un monde différent, dans un pays fou de cyclisme.
« J’aime bien cette expérience », dit-il. « C’est amusant. Je ne suis quand même pas venu pour faire du tourisme, mais pour peaufiner mon travail hivernal. Dix jours d’une course nerveuse et plutôt longue (1 300 km au total) vont me faire du bien avant de passer aux choses sérieuses. Je suis troisième du...