Premier accord entre l’Inde
et le Japon en vue d’un traité de libre-échange
L’Inde et le Japon ont trouvé hier à New Delhi un tout premier accord sur les termes de leurs négociations en vue de la conclusion d’un accord complet de libre-échange d’ici à deux ans, ont annoncé des responsables indiens. Les deux pays ont décidé la mise sur pied de quatre groupes de travail de négociations sur les biens, les services, l’investissement et la coopération, ont dit les responsables dans un communiqué. « Le second cycle de négociations se tiendra en avril à Tokyo », selon le communiqué. Les échanges bilatéraux plafonnent à 4,6 milliards d’euros par an, et pèsent beaucoup moins que ceux du Japon et de l’Inde avec la Chine. En 2005, le Japon n’a investi que 128 millions d’euros en Inde, selon des statistiques officielles.
Ghosn reconnaît une « crise de performance » chez Nissan
Nissan traverse une « crise de performance » et devra s’imposer une cure de remise en question, a reconnu hier son PDG Carlos Ghosn, contrarié par son premier avertissement sur résultat depuis son arrivée en 1999 à la tête du deuxième groupe automobile japonais. Nissan va probablement enregistrer lors de l’exercice 2006-2007 sa première baisse de bénéfice annuel depuis cette date, après une mauvaise performance au troisième trimestre. Même si Nissan, dont la marge d’exploitation (7,5 %) est toujours la deuxième la plus élevée de l’industrie automobile mondiale, reste un groupe en parfaite santé financière, le coup est rude pour M. Ghosn, longtemps encensé par les médias japonais, mais aujourd’hui de plus en plus critiqué.
Les États-Unis poursuivent
la Chine devant l’OMC
pour subventions illégales
Le gouvernement américain a annoncé hier qu’il poursuivait la Chine devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour l’octroi de « subventions illégales » à son industrie.
« Notre décision de porter ce dossier devant l’OMC intervient après l’échec de nos efforts de dialogue », a indiqué la représentante américaine pour le Commerce, Susan Schwab. « C’est un dossier important parce que nous cherchons à obtenir des règles loyales qui permettent aux industriels américains d’être concurrentiels face aux entreprises chinoises », a-t-elle ajouté devant des journalistes. « Les États-Unis sont convaincus que la Chine utilise ses lois fiscales, entre autres outils, pour encourager les exportations et pratiquer une discrimination contre les importations d’une série de produits industriels américains », a ajouté M. Schwab.
Amsterdam autorise la fusion Euronext-NYSE
Le ministre des Finances néerlandais Gerrit Zalm a déclaré hier que son gouvernement ne voyait aucun inconvénient au projet de fusion entre Euronext et le New York Stock Exchange. Cette déclaration sonne comme un point final avant le rapprochement effectif des deux entreprises de marché, à l’issue de plusieurs semaines de polémiques. Le mois dernier, les régulateurs européens avaient accordé leur autorisation provisoire à la proposition de fusion, laquelle avait été approuvée à une large majorité en décembre par les actionnaires d’Euronext et du NYSE. Euronext est une société de droit néerlandais, et une autorisation gouvernementale était nécessaire pour qu’une entreprise étrangère prenne une participation.
Chine : un boom économique concentré sur 20 % du territoire
L’économie chinoise a enregistré l’an dernier son plus fort taux de croissance depuis 1995, mais cette performance est l’apanage d’une part restreinte du territoire, soulignent des économistes spécialistes de la Chine. Le produit intérieur brut (PIB) du pays a grimpé en 2006 de 10,7 %, mais il serait plus juste de dire que ce taux de croissance est celui de la côte orientale chinoise, puisque plus de 80 % du PIB national est réalisé sur moins de 20 % d’un territoire de neuf millions et demi de kilomètres carrés, les 20 % représentant moins de la moitié de la surface de l’Union européenne. « L’activité économique se concentre sur les provinces côtières de l’Est pour des questions de débouchés : c’est de là que partent depuis longtemps les exportations, principal moteur de la croissance, et parce que c’est là que se sont établies les grosses entreprises étrangères à l’origine de ces exportations », commente Johanna Melka, économiste chez Ixis-CIB.
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