Damien Kattar relève certaines failles dans le plan de réformes
le 03 février 2007 à 00h00
L’ancien ministre des Finances Damien Kattar a relevé un certain nombre de failles dans le programme de réformes présenté à Paris III. Dans un entretien à l’hebdomadaire al-Massira al-najwa, il a estimé qu’à travers ce plan, le gouvernement revient en arrière sur ses politiques économiques. « Je ne suis pas contre la réduction du secteur public, mais l’erreur est de ramener ceux qui ont investi sur une certaine base à une nouvelle situation différente », a-t-il affirmé.
M. Kattar a également souligné que le plan est basé sur l’état des finances publiques et non sur la situation économique globale. Selon lui, il n’aborde pas des problématiques essentielles, comme celles de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme, des services ou des technologies. « Ce plan ne diffère pas de celui présenté le 10 mars 2006, si ce n’est au niveau du langage économique, plus proche de celui de la Banque mondiale », relève M. Kattar.
Il estime qu’au lieu de miser sur les prêts et les dons, le gouvernement aurait dû solliciter l’aide de la communauté internationale en plaidant en faveur de l’importation de produits libanais et de certaines exonérations pour dynamiser les secteurs productifs. « Mais la priorité a été d’assurer des liquidités », a-t-il déploré. Pour lui, le gouvernement devrait sortir de son « obsession des finances et de la dette publique », et accorder davantage d’intérêt au secteur privé qui constitue une source de revenus essentielle pour le Trésor. Il a ainsi appelé l’État à placer les dettes des secteurs public et privé au même niveau.
Toutefois, l’ancien ministre a souligné que Paris III a permis d’accorder au Liban, représenté par Fouad Siniora, une aide substantielle, que ce soit sous forme d’aides budgétaires pour renflouer le Trésor ou de prêts bonifiés pour échanger les échéances bancaires, ce qui permettra de soulager l’État et les banques. Et certains engagements internationaux, a-t-il ajouté, seront liés à la capacité des Liban à se reformer.
« La différence entre Paris II et III, a poursuivi M. Kattar, est le soutien total de la Banque mondiale à cette dernière conférence. » Enfin, l’ancien ministre a estimé que la mise en œuvre des réformes nécessite d’abord un consensus politique puis un gouvernement de technocrates protégé par la classe politique.
L’ancien ministre des Finances Damien Kattar a relevé un certain nombre de failles dans le programme de réformes présenté à Paris III. Dans un entretien à l’hebdomadaire al-Massira al-najwa, il a estimé qu’à travers ce plan, le gouvernement revient en arrière sur ses politiques économiques. « Je ne suis pas contre la réduction du secteur public, mais l’erreur est de ramener ceux qui ont investi sur une certaine base à une nouvelle situation différente », a-t-il affirmé.
M. Kattar a également souligné que le plan est basé sur l’état des finances publiques et non sur la situation économique globale. Selon lui, il n’aborde pas des problématiques essentielles, comme celles de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme, des services ou des technologies. « Ce plan ne diffère pas de celui présenté le...
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