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France L’affrontement se durcit entre Royal et Sarkozy

Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont engagé un affrontement personnel dans la campagne présidentielle sur fond « d’affaires », alors que François Bayrou perce dans les sondages à droite et que José Bové s’apprête à se lancer dans la course à gauche. Le candidat UMP et ses proches multiplient les attaques sur le thème de la supposée « légèreté » de Ségolène Royal, prenant appui sur ses déclarations jugées maladroites en matière de politique étrangère ou de défense, et sur une évocation humoristique de l’indépendance de la Corse suscitée par un imitateur lors d’un canular téléphonique mercredi dernier. Fustigeant un « système clanique au service d’un candidat », la championne du PS et son équipe répliquent en mettant en cause l’utilisation des moyens de l’État par l’UMP pour faire campagne et les enquêtes menées par les renseignements généraux sur au moins deux des proches de la candidate, son frère Antoine et l’écologiste Bruno Rebelle. Stratégiquement, les deux rivaux pourraient avoir marqué des points ces derniers jours. Selon un sondage CSA publié dimanche par Le Parisien, le président de l’UMP est crédité d’une meilleure entrée en campagne que sa rivale, 57 % des personnes interrogées la jugeant plus « solide », 52 % plus « précise », 45 % plus « crédible ». La candidate PS l’emporte pourtant sur d’autres points, 40 % la jugeant davantage que Nicolas Sarkozy « proche des préoccupations (quotidiennes) » et 42 % davantage « moderne ». Les enquêtes d’opinion semblent montrer aussi que le candidat UDF François Bayrou profite du durcissement de l’affrontement Royal-Sarkozy, en passant la barre des 10 % d’intentions de vote dans la plupart des sondages de janvier. Selon une enquête publiée par le Journal du dimanche, 75 % des personnes interrogées jugent François Bayrou « courageux », 46 % estiment qu’il « propose des solutions nouvelles » et 37 % lui voient « la stature d’un homme d’État ». À gauche, la donne paraît moins gênante pour le PS, mais devrait se compliquer jeudi avec la probable entrée dans la course de José Bové. « Tous les clignotants sont favorables », a dit, dimanche à Reuters, un de ses proches, Roland Mérieux. Cette candidature s’ajouterait à celles de la communiste Marie-Georges Buffet, des trotskistes Olivier Besancenot, Arlette Laguillier et Gérard Schivardi, et pourrait aussi concurrencer celle de l’écologiste Dominique Voynet.
Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont engagé un affrontement personnel dans la campagne présidentielle sur fond « d’affaires », alors que François Bayrou perce dans les sondages à droite et que José Bové s’apprête à se lancer dans la course à gauche.
Le candidat UMP et ses proches multiplient les attaques sur le thème de la supposée « légèreté » de Ségolène Royal, prenant appui sur ses déclarations jugées maladroites en matière de politique étrangère ou de défense, et sur une évocation humoristique de l’indépendance de la Corse suscitée par un imitateur lors d’un canular téléphonique mercredi dernier.
Fustigeant un « système clanique au service d’un candidat », la championne du PS et son équipe répliquent en mettant en cause l’utilisation des moyens de l’État par l’UMP pour faire...