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Stop ou encore pour Serena ?

Un match sépare Serena Williams d’une incroyable huitième victoire en grand chelem, mais Maria Sharapova est déterminée à vendre chèrement sa peau demain en finale de l’Open d’Australie. Après avoir dominé le tennis au début du siècle avec sa sœur Venus, Serena Williams peut réussir un des retours les plus improbables de l’histoire du jeu. Portée disparue depuis deux ans, elle n’est plus que 81e mondiale, mais a gardé la même confiance inébranlable en elle. Surprise d’être en finale ? « Non, pas du tout », répond l’Américaine qui peut devenir la première non-tête de série depuis Chris O’Neil en 1978 à l’emporter à Melbourne. Serena est d’autant plus confiante qu’elle a coutume de remporter l’Open d’Australie tous les deux ans (2003, 2005) et qu’elle y reste sur une expérience très positive face à Sharapova : une victoire en demi-finale en 2005 après avoir sauvé trois balles de match. L’année d’avant, c’était la Moscovite qui avait eu le dessus, en s’imposant dans deux finales majeures, au Masters et surtout à Wimbledon, son premier titre du grand chelem. « À chaque match je pensais que je pouvais réserver le billet d’avion du retour. C’était la surprise match après match, je ne pensais pas être prête à faire tout ce que j’ai fait là-bas. Avoir battu Serena en finale est un grand moment, mais c’est loin aujourd’hui », se rappelle Sharapova, qui ne veut pas s’étendre sur sa future confrontation. « On ne l’attendait pas, elle joue un supertennis et elle n’a rien à perdre, c’est dangereux. Mais bon, c’est une finale de grand chelem et c’est difficile par définition. » Serena n’est guère plus expansive et a de toute façon une telle foi en elle que l’identité de son adversaire ne la préoccupe pas plus que ça. Tout juste a-t-elle remarqué que Sharapova avait « une allonge impressionnante ». Passées à deux points de la défaite « Elle ramène beaucoup de balles, elle est si grande ! Ça me rappelle un peu Venus, elle touche toutes les balles », souligne-t-elle. Comme souvent, c’est le mental qui devrait être la clé de cette finale. Sur ce point les deux championnes offrent de sérieuses garanties et l’ont prouvé à Melbourne. Sharapova est passée à deux points de l’élimination au premier tour face à la Française Camille Pin (6-3, 4-6, 9-7), mais a su faire abstraction d’un début de malaise, en pleine canicule. Serena a, elle aussi, été à deux points de la défaite, en quarts de finale contre l’Israélienne Shahar Peer (3-6, 6-2, 8-6), et a été menée 6-1, 5-3 par Nadia Petrova au premier tour. Avant leur finale, les deux joueuses ont presque passé le même temps sur les courts. Même si Serena n’est sans doute plus aussi rapide qu’avant, son endurance semble correcte. Assurée de redevenir n° 1 mondiale lundi, Sharapova a également affirmé qu’elle avait encore un match dans les jambes, avant une finale qui s’annonce indécise.
Un match sépare Serena Williams d’une incroyable huitième victoire en grand chelem, mais Maria Sharapova est déterminée à vendre chèrement sa peau demain en finale de l’Open d’Australie.
Après avoir dominé le tennis au début du siècle avec sa sœur Venus, Serena Williams peut réussir un des retours les plus improbables de l’histoire du jeu. Portée disparue depuis deux ans, elle n’est plus que 81e mondiale, mais a gardé la même confiance inébranlable en elle.
Surprise d’être en finale ? « Non, pas du tout », répond l’Américaine qui peut devenir la première non-tête de série depuis Chris O’Neil en 1978 à l’emporter à Melbourne.
Serena est d’autant plus confiante qu’elle a coutume de remporter l’Open d’Australie tous les deux ans (2003, 2005) et qu’elle y reste sur une expérience...