Bush défend son plan et l’avenir
de sa présidence devant le Congrès
le 24 janvier 2007 à 00h00
George W. Bush devait annoncer des initiatives de politique intérieure hier dans son discours annuel sur l’état de l’Union pour ne pas rester dans les esprits comme l’impopulaire président de la guerre en Irak à l’issue de ses deux dernières années de mandat. C’est un président au plus bas dans l’estime des Américains qui s’exprimera à 21h00 heure locale (02h00 GMT mercredi) devant le Congrès selon les derniers sondages. Et il aura face à lui un Parlement entré en résistance contre son nouveau plan pour l’Irak. Pour la première fois en six ans, M. Bush s’adressera à une audience dans laquelle ses adversaires démocrates seront majoritaires, et non plus ses alliés républicains, battus aux dernières élections parlementaires qui avaient des airs de référendum sur l’Irak. Bravant l’accusation d’ignorer le vote de ses compatriotes, M. Bush y a annoncé le 10 janvier l’envoi de 21 500 hommes supplémentaires. Une enquête pour le quotidien Washington Post et la chaîne ABC indique que 66 % des Américains réprouvent cette décision ; 70 % désavouent la politique irakienne de M. Bush ; 33 % seulement approuvent et 65 % désapprouvent l’action générale de M. Bush, ainsi revenu à la cote de popularité la plus basse de sa présidence. Au Congrès, des républicains parmi les plus éminents se joignent aux démocrates pour résister au renforcement du contingent irakien. Bien que 59 % des Américains estiment que le Congrès devrait empêcher M. Bush de mener à bien son projet, le président a signifié qu’il ne renoncerait pas. « Nous comprenons qu’on exprime son opinion. Nous disons aussi (aux parlementaires) : pourquoi ne pas laisser le plan agir », a dit sur la chaîne NBC le porte-parole de la Maison-Blanche Tony Snow.
La Maison-Blanche a indiqué hier soir que le président américain proposera dans son discours annuel la formation d’un conseil consultatif spécial sur la guerre en Irak, composé de membres des deux partis au nom de l’unité nécessaire en temps de guerre.
Par ailleurs, M. Bush devait annoncer des initiatives « audacieuses » pour réduire ce qu’il avait appelé en 2006 la dépendance pathologique des États-Unis au pétrole et pour favoriser l’accès à une couverture médicale dont sont dépourvus des dizaines de millions d’Américains. « Le président a encore deux années devant lui, et il veut qu’on accomplisse des choses importantes », a dit le porte-parole de la Maison-Blanche.
George W. Bush devait annoncer des initiatives de politique intérieure hier dans son discours annuel sur l’état de l’Union pour ne pas rester dans les esprits comme l’impopulaire président de la guerre en Irak à l’issue de ses deux dernières années de mandat. C’est un président au plus bas dans l’estime des Américains qui s’exprimera à 21h00 heure locale (02h00 GMT mercredi) devant le Congrès selon les derniers sondages. Et il aura face à lui un Parlement entré en résistance contre son nouveau plan pour l’Irak. Pour la première fois en six ans, M. Bush s’adressera à une audience dans laquelle ses adversaires démocrates seront majoritaires, et non plus ses alliés républicains, battus aux dernières élections parlementaires qui avaient des airs de référendum sur l’Irak. Bravant l’accusation...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.