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Actualités - Chronologie

ÉTATS-UNIS Réduction prévue du déficit budgétaire: le calme avant la tempête?

La réduction attendue du déficit budgétaire des États-Unis ressemble au « calme avant la tempête », a estimé hier le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Ben Bernanke, lors d’une audition au Congrès. « Les projections officielles suggèrent que le déficit budgétaire total a des chances de se stabiliser ou de se modérer davantage au cours des prochaines années », a expliqué M. Bernanke. « Malheureusement, nous faisons l’expérience de ce qui s’apparente au calme avant la tempête », a-t-il ajouté. Évoquant les différentes projections de coûts liés à l’arrivée à la retraite de la génération des « baby-boomers » et du vieillissement de la population américaine, il a déclaré : « Le résultat qui semble le plus probable, en l’absence de changement de politique, est une hausse du déficit budgétaire et une augmentation du montant de la dette fédérale émise à des niveaux record. » « Face aux contraintes budgétaires créées par cette situation, le Congrès, le gouvernement et le peuple américains devront faire des choix difficiles », a-t-il poursuivi. « Toutefois, si des actions significatives et rapides ne sont pas prises, l’économie américaine pourrait être gravement affaiblie, et les générations futures en payer l’essentiel du prix », a-t-il mis en garde. Interrogé par des sénateurs après son discours sur l’urgence de la situation, le président de la Banque centrale américaine a répondu que plus des mesures seront prises rapidement, plus l’impact sur l’économie sera diminué. Il a indiqué que les remboursements d’intérêts au titre de la dette fédérale devraient représenter 4,5 % du produit intérieur brut (PIB) américain en 2030, soit trois fois plus qu’actuellement. En conséquence, « le ratio de la dette fédérale comparé au PIB devrait dans le même temps passer de 37 % actuellement à 100 % en 2030 et continuer de croître de manière exponentielle après », a averti M. Bernanke. La dernière fois que la dette publique américaine a atteint 100 % du PIB était pendant la Seconde Guerre mondiale, a-t-il rappelé. Compte tenu qu’il s’agit cette fois-ci de déséquilibres à long terme, « cette explosion de la dette déclencherait une crise budgétaire qui ne pourrait être résolue que par de fortes réductions des dépenses ou des augmentations d’impôts, voire les deux ». Le déficit budgétaire américain a montré des signes d’amélioration ces derniers mois et s’est réduit à 248 milliards de dollars au cours de l’exercice fiscal 2006 (clos le 30 septembre), contre 319 milliards en 2005. Le président américain George W. Bush, dont le deuxième et dernier mandat s’achève fin 2008, a indiqué début janvier qu’il allait présenter en février un projet de budget sur cinq ans prévoyant l’équilibre des finances fédérales d’ici à 2012.
La réduction attendue du déficit budgétaire des États-Unis ressemble au « calme avant la tempête », a estimé hier le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Ben Bernanke, lors d’une audition au Congrès. « Les projections officielles suggèrent que le déficit budgétaire total a des chances de se stabiliser ou de se modérer davantage au cours des prochaines années », a expliqué M. Bernanke.
« Malheureusement, nous faisons l’expérience de ce qui s’apparente au calme avant la tempête », a-t-il ajouté.
Évoquant les différentes projections de coûts liés à l’arrivée à la retraite de la génération des « baby-boomers » et du vieillissement de la population américaine, il a déclaré : « Le résultat qui semble le plus probable, en l’absence de changement de politique, est une hausse du...