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Actualités - Chronologie

Des réactions contrastées à travers le monde

« Étape importante » vers la démocratie selon Washington, « Nouvelle tragique » pour le Vatican, « Triste événement » selon le Pakistan : la pendaison de Saddam Hussein a suscité des réactions contrastées dans le monde, de nombreux pays rappelant leur hostilité à la peine de mort. WASHINGTON - L’exécution de Saddam Hussein est « une étape importante sur la route de l’Irak vers une démocratie qui peut se gouverner, être autosuffisante et se défendre, et être un allié dans la guerre contre la terreur », a déclaré le président George W. Bush. Elle « marque la fin d’une année difficile pour le peuple irakien et pour nos troupes », a-t-il ajouté. TÉHÉRAN - L’Iran, en guerre de 1980 à 1988 contre l’Irak de Saddam Hussein, a salué son exécution comme une « victoire des Irakiens ». « Les Irakiens sont les vainqueurs, comme ils étaient les vainqueurs quand il a perdu le pouvoir », a déclaré Hamid Reza Assefi, vice-ministre des Affaires étrangères. JÉRUSALEM - « Saddam Hussein a causé sa propre perte. C’était un homme qui avait fait beaucoup de mal à son peuple et qui avait grandement menacé Israël », a déclaré le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres. « Bon débarras », a titré de son côté le quotidien à gros tirage Yediot Aharonot. RYAD - Le fait que la pendaison de Saddam Hussein ait eu lieu le premier jour de la fête musulmane de l’Aïd al-Adha a causé « un sentiment de surprise et consternation », a déclaré un analyste politique de l’agence de presse saoudienne SPA. L’agence, qui exprime la ligne officielle de l’État saoudien, a aussi déploré la « politisation » du procès de l’ancien dictateur. LE CAIRE - « L’Égypte regrette que les autorités irakiennes aient appliqué le jugement » contre Saddam Hussein « et que cela ait eu lieu le premier jour de l’Aïd al-Adha », a déclaré le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Alaa al-Hadidi. Pour la Ligue arabe, la pendaison de Saddam Hussein « représente la fin tragique de l’ancien régime irakien ». DJEDDAH - Sans porter de jugement sur l’exécution, l’Organisation de la conférence islamique (OCI) a appelé les Irakiens à « rester unis » et à « bannir la violence confessionnelle ». AMMAN - La Jordanie espère que l’exécution de Saddam Hussein « n’aura pas d’incidences négatives sur l’unité des Irakiens », et elle les appelle à « bannir la violence » et à « œuvrer pour réaliser la réconciliation nationale », a déclaré le porte-parole du gouvernement jordanien, Nasser Jawdeh. SYRIE - Le ministre syrien de l’Information, Mohsen Bilal, a qualifié de « pénible et affligeante » l’exécution du président irakien déchu au premier jour de la fête musulmane d’al-Adha. TRIPOLI - La Libye a décrété trois jours de deuil national pour le « prisonnier de guerre Saddam Hussein », a annoncé l’agence de presse officielle libyenne JANA. GAZA - L’exécution de Saddam Hussein est un « assassinat politique » et « viole toutes les lois internationales », a déclaré à l’AFP Fawzi Barhoum, porte-parole du mouvement islamiste palestinien Hamas. LONDRES - La ministre britannique des Affaires étrangères Margaret Beckett, s’exprimant au nom du Premier ministre Tony Blair, a estimé que Saddam Hussein avait « payé », tout en réaffirmant l’opposition de principe de son pays à la peine de mort. ROME - Le président du Conseil italien Romano Prodi s’est dit « préoccupé » à l’idée « que l’exécution de Saddam Hussein puisse accroître la tension » en Irak. PARIS - « La France, qui plaide comme l’ensemble de ses partenaires européens pour l’abolition universelle de la peine de mort, prend acte de l’exécution de Saddam Hussein », a déclaré le ministère des Affaires étrangères. Elle appelle les Irakiens à « regarder vers l’avenir, et à travailler à la réconciliation et à l’unité nationale ». La France a néanmoins exprimé hier ses craintes que la diffusion d’images de la pendaison de l’ancien dictateur ne vienne attiser les tensions entre Irakiens. MOSCOU - La Russie estime que l’exécution de Saddam Hussein risque d’aggraver la situation en Irak et regrette que les appels internationaux à la clémence aient été ignorés. « Le pays sombre dans la violence et se trouve de fait au bord d’une guerre civile totale », a prévenu le ministère des Affaires étrangères. SYDNEY - L’Australie, bien qu’opposée à la peine capitale, « respecte » la décision des autorités irakiennes et rend hommage à leur « héroïsme », a déclaré le Premier ministre conservateur John Howard, indéfectible allié des États-Unis, qui a estimé que Saddam Hussein avait bénéficié d’un procès équitable. PÉKIN - Conformément à sa ligne de non-ingérence dans les affaires de pays tiers, la Chine, qui s’est toujours opposée à l’invasion de l’Irak, n’a pas commenté l’exécution. « La Chine espère que l’Irak atteindra rapidement la stabilité et le développement », a simplement déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. ONG - « Saddam Hussein était responsable d’horribles et de nombreuses violations des droits de l’homme, mais ces actes, aussi brutaux soient-ils, ne peuvent justifier son exécution, une punition cruelle et inhumaine », a déclaré un responsable de l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, Richard Dicker. Amnesty International a « déploré » la pendaison de Saddam Hussein, déclarant que cette issue représentait « une occasion manquée » de contraindre l’ancien dictateur à rendre compte de ses crimes.
« Étape importante » vers la démocratie selon Washington, « Nouvelle tragique » pour le Vatican, « Triste événement » selon le Pakistan : la pendaison de Saddam Hussein a suscité des réactions contrastées dans le monde, de nombreux pays rappelant leur hostilité à la peine de mort.

WASHINGTON - L’exécution de Saddam Hussein est « une étape importante sur la route de l’Irak vers une démocratie qui peut se gouverner, être autosuffisante et se défendre, et être un allié dans la guerre contre la terreur », a déclaré le président George W. Bush. Elle « marque la fin d’une année difficile pour le peuple irakien et pour nos troupes », a-t-il ajouté.
TÉHÉRAN - L’Iran, en guerre de 1980 à 1988 contre l’Irak de Saddam Hussein, a salué son exécution comme une « victoire des Irakiens ». « Les...