« Saison politique »
La première chose que doivent faire nos dirigeants quand ils se rencontreront, c’est instaurer une « saison politique ».
S’agissant d’un pays touristique comme le Liban, la plupart des compagnies locales ont des chiffres d’affaires qui sont reliés aux saisons touristiques. Ainsi, ces chiffres sont de 45 % pour les 3 mois d’été et 30 % pour la saison des fêtes (Fitr, Noël, Nouvel An et Adha) pour la plupart des cas, ce qui signifie que 75 % du chiffre d’affaires dépend de ces cinq mois.
Je propose d’avoir du 15 janvier au 15 juin une « saison politique » durant laquelle les dirigeants pourront faire ce qu’ils veulent : grèves, manifs, dialogue, concertations, élections…
Ça arrangerait tout le monde :
Eux, ils font ce qu’ils veulent durant cette période pour booster leur ego.
Les compagnies peuvent garantir au moins 75 % de leur chiffre d’affaires pour payer salaires, loyers, etc.
Les touristes savent qu’ils peuvent venir et ne pas quitter à la hâte.
Le pire, en effet, pour la saison d’été 2007, serait d’avoir, par exemple, des élections parlementaires en juillet et une élection présidentielle en septembre.
Christine SFEIR
Le Liban bout
Le Liban bout. Ce n’est plus la place des Martyrs, ce n’est plus le centre de Beyrouth, c’est tout le Liban qui s’agite. Chaque ville, chaque rue, chaque immeuble, chaque famille, chaque esprit. Sommes-nous au bord d’une guerre civile ? Peut-être pas une guerre armée, mais une lutte féroce sans aucun doute. Une lutte où les armes prennent la forme de menaces, de calomnies, de mensonges, de propagande et de lavage de cerveau. Un combat où les munitions sont faites d’hommes et de femmes, d’enfants et d’adolescents. Une bataille qui ne semble pas devoir se terminer et qui a pour champ le pays entier. Nous sommes tous pris en otages, dans le pire des carnages, celui des mots.
La façon la plus simple d’étouffer un rêve, c’est de le vider de tout sens, de le dénigrer. Tous les protagonistes de la scène politique nationale utilisent le même vocabulaire : dignité, unité, martyre, souveraineté, liberté... Changeons les règles du jeu. Que chaque orateur, chaque politicien affiche une fois pour toutes ses définitions. Pour communiquer, il est indispensable de comprendre et vice versa.
Roula DOUGLAS
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