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PÉTROLE L’Afrique cherche un remède à la flambée des carburants

Divisée entre pays producteurs de pétrole, qui ont vu leurs revenus exploser, et pays importateurs, soumis à la flamblée ruineuse des prix du brut, l’Afrique cherche un remède à la hausse des carburants qui plombe les économies de nombre d’États du continent. « Pour les pays (africains) importateurs (de pétrole), le poids de la facture pétrolière dépasse les 10 % du PIB, alors qu’il oscille autour de 2 % dans les pays non producteurs membres de l’OCDE », relève l’Union africaine, qui organisait cette semaine une réunion au Caire sur les manières de remédier aux conséquences des hausses successives des cours du pétrole et du gaz. Ces hausses ont « des impacts négatifs sur la balance des paiements, l’inflation, l’emploi, la croissance, les investissements, le service de la dette, le niveau de vie des populations », poursuit l’UA dans un document rendu public au siège de l’organisation à Addis-Abeba. Ainsi, le Sénégal a revu à la baisse en octobre sa prévision de croissance économique pour 2006 à un taux situé entre 3 et 4 % contre 5,5 % en 2005, en raison notamment de la flambée des prix du pétrole. Plusieurs pays du continent sont certes de gros exportateurs de brut, qui bénéficient des prix record du pétrole. C’est le cas par exemple du Nigeria, ou de l’Angola, qui deviendra en janvier membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), selon une décision prise jeudi par le cartel à Abuja. Mais pour la majorité des États du continent, démunis d’énergies fossiles, l’UA préconise la création d’un « fonds d’amortissement ». L’objectif principal de ce fonds « est de mobiliser les ressources destinées à assister les pays africains importateurs de pétrole pour contenir les chocs pétroliers et faciliter le financement de leurs importations pétrolières », souligne l’UA. En janvier 2006, le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA à Khartoum avait décidé de créer un « Fonds africain de stabilisation du pétrole », et c’est sa mise en œuvre qui est à l’étude au Caire. Reste la question du financement d’un tel fonds. Des experts mandatés par l’UA planchent sur une stratégie basée sur la solidarité entre pays producteurs et pays importateurs. Ils doivent notamment définir une stratégie « détaillée pour la coopération et la solidarité entre les pays africains producteurs de pétrole et les pays qui n’en produisent pas », selon l’UA. Trois points doivent être développés pour préserver la croissance, selon l’Union africaine. D’abord, il s’agit « d’atténuer les effets du prix élevé du pétrole sur les économies des pays africains pauvres qui n’en produisent pas ». Ensuite, il convient de « maximiser les recettes pétrolières pour les pays africains producteurs de pétrole ». En troisième lieu, il est impératif « d’augmenter la quantité et d’améliorer la qualité des produits pétroliers en Afrique afin de réaliser les objectifs de développement du continent », estime l’organisation.

Divisée entre pays producteurs de pétrole, qui ont vu leurs revenus exploser, et pays importateurs, soumis à la flamblée ruineuse des prix du brut, l’Afrique cherche un remède à la hausse des carburants qui plombe les économies de nombre d’États du continent.
« Pour les pays (africains) importateurs (de pétrole), le poids de la facture pétrolière dépasse les 10 % du PIB, alors qu’il oscille autour de 2 % dans les pays non producteurs membres de l’OCDE », relève l’Union africaine, qui organisait cette semaine une réunion au Caire sur les manières de remédier aux conséquences des hausses successives des cours du pétrole et du gaz.
Ces hausses ont « des impacts négatifs sur la balance des paiements, l’inflation, l’emploi, la croissance, les investissements, le service de la dette, le niveau de vie des...