Rechercher
Rechercher

Actualités

Éthiopie Mengistu reconnu coupable de génocide

L’ex-dictateur marxiste éthiopien, Mengistu Haïlé Mariam, a été reconnu coupable par contumace de génocide par la justice éthiopienne hier, pour les horreurs commises pendant la Terreur rouge (1977-1978). Le colonel Mengistu, qui vit en exil au Zimbabwe depuis que son régime a été renversé en 1991 par le régime actuel, était présenté comme l’accusé n°1. Les avocats des accusés ont désormais 16 jours pour présenter des circonstances atténuantes qui pourraient permettre d’alléger les peines. La sentence définitive pourrait donc être prononcée lors de la prochaine audience de ce procès-fleuve, le 28 décembre. M. Mengistu risque la peine de mort. L’accusé n°2 est l’ancien Premier ministre Fikre Sélassié, qui, lui, comparaissait devant les juges ainsi que 33 autres prévenus, accusés d’avoir participé directement à cette période de répression sanglante qui a fait quelque 100 000 morts et disparus. Ces anciens dignitaires devaient répondre de 211 chefs d’inculpation - dont torture, assassinat de l’empereur Haïlé Sélassié, séquestration, spoliation, exécutions sommaires - regroupés en quatre catégories. De son côté, le Zimbabwe a écarté l’éventualité d’extrader l’ancien dictateur éthiopien. « Le camarade Mengistu a demandé asile et l’asile lui a été accordé. Cette position ne changera pas », a déclaré à l’AFP le ministre de l’Information par intérim, Paul Mangwana.
L’ex-dictateur marxiste éthiopien, Mengistu Haïlé Mariam, a été reconnu coupable par contumace de génocide par la justice éthiopienne hier, pour les horreurs commises pendant la Terreur rouge (1977-1978). Le colonel Mengistu, qui vit en exil au Zimbabwe depuis que son régime a été renversé en 1991 par le régime actuel, était présenté comme l’accusé n°1. Les avocats des accusés ont désormais 16 jours pour présenter des circonstances atténuantes qui pourraient permettre d’alléger les peines. La sentence définitive pourrait donc être prononcée lors de la prochaine audience de ce procès-fleuve, le 28 décembre. M. Mengistu risque la peine de mort.
L’accusé n°2 est l’ancien Premier ministre Fikre Sélassié, qui, lui, comparaissait devant les juges ainsi que 33 autres prévenus, accusés d’avoir...