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Le projet intégral de la déclaration

Voici la traduction non officielle de la première mouture du texte de la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité : Le Conseil de sécurité rappelle toutes ses précédentes résolutions sur le Liban, en particulier les résolutions 1701 (2006), 425 et 426 (1978), 520 (1982), 1559 (2004) et 1680 (2006), ainsi que toutes les déclarations de son président sur la situation au Liban, notamment les déclarations du 30 octobre et du 21 novembre 2006. Le Conseil de sécurité réitère son soutien ferme au gouvernement libanais légitime et démocratiquement élu et condamne tous les efforts illégaux visant à le déstabiliser ou à intervenir dans les affaires internes du Liban. Le Conseil de sécurité réitère son soutien ferme à l’intégrité territoriale, la souveraineté, l’unité et l’indépendance politique du Liban, sous l’autorité unique et exclusive de son gouvernement. Il réitère son appel à toutes les parties concernées pour coopérer pleinement et d’urgence avec lui pour la mise en œuvre entière de toutes les résolutions concernant la restauration de l’intégrité territoriale, la souveraineté totale et l’indépendance politique du Liban. Le Conseil de sécurité accueille favorablement la lettre adressée par le secrétaire général au président du Conseil, datée du 1er décembre 2006, ainsi que ses précédents rapports du 18 août 2006 et du 12 septembre 2006 sur la mise en œuvre de la résolution 1701 (2006). Le Conseil de sécurité appelle à la mise en œuvre totale de la résolution 1701 (2006) et presse toutes les parties concernées à coopérer pleinement avec le Conseil de sécurité et le secrétaire général pour atteindre ce but. Le Conseil de sécurité salue l’attachement continu des gouvernements libanais et israélien à toutes les dispositions concernant la mise en application de la résolution 1701 (2006). Il presse les deux gouvernements de respecter leurs engagements et de poursuivre les efforts visant à instaurer un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme, tel qu’envisagé dans la résolution. Le Conseil de sécurité note qu’un important progrès a été enregistré sur la voie de la mise en application de la résolution 1701 (2006), notamment la cessation des hostilités, le retrait des forces israéliennes du Liban-Sud et le déploiement de l’armée libanaise dans le sud du pays pour la première fois depuis trois décennies, simultanément avec le déploiement de plus de 10 000 Casques bleues de la Finul renforcée. Le Conseil de sécurité salue le maintien de l’état de cessation des hostilités depuis le 14 août 2006, soutient l’action de la Finul menée avec les deux parties afin de finaliser le retrait des forces israéliennes des zones restantes du Liban et mettre en place des arrangements temporaires de sécurité pour le village de Ghajar situé dans le territoire libanais. Il accueille favorablement la décision du gouvernement israélien dans ce cadre et aspire à sa mise à exécution rapide. Le Conseil de sécurité félicite le gouvernement libanais d’avoir étendu son autorité sur son territoire, notamment au Liban-Sud, et l’encourage à poursuivre ses efforts en ce sens, notamment en renforçant ses capacités tout au long de ses frontières et en ayant le monopole de la force sur l’ensemble du territoire, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité réitère son soutien ferme à la Finul et aspire à l’achèvement de son déploiement au début de l’année prochaine, tel que signalé dans la lettre du secrétaire général. Il remercie les États membres qui ont contribué à la Finul dans le passé et depuis l’adoption de la résolution 1701 (2006) et accueille favorablement la mise en place de la cellule de stratégie militaire consacrée à la Finul et installée dans le quartier général des Nations unies. Il s’agit d’une importante étape visant à faciliter l’accomplissement du mandat de la Finul. Le Conseil de sécurité, qui exprime sa profonde inquiétude concernant les violations israéliennes continues de l’espace aérien libanais, appelle toutes les parties concernées à respecter la cessation des hostilités et la ligne bleue dans son intégralité, à s’abstenir de tout acte de provocation et à respecter leurs obligations pour assurer la sécurité de la Finul et des employés des Nations unies. Et cela en évitant toute action qui mettrait le personnel des Nations unies en danger et en assurant à la Finul la liberté d’action dans sa zone d’opération. Le Conseil de sécurité exprime son inquiétude concernant la remarque soulevée dans la lettre du secrétaire général qui fait état de mouvements d’armes illégaux à la frontière libano-syrienne, bien que ces informations n’aient pu être vérifiées. Il salue les démarches initiales entreprises par le gouvernement libanais, notamment en ce qui concerne le déploiement de 8 000 militaires tout au long de la frontière, pour prévenir le mouvement d’armes conformément aux résolutions, et réitère son appel au gouvernement syrien de prendre des mesures similaires pour renforcer le contrôle sur la frontière. Le Conseil de sécurité, tenant compte des conclusions de l’équipe des experts de la police frontalière expédiée par le secrétaire général à la demande du gouvernement libanais, invite le secrétaire général à entreprendre une évaluation supplémentaire, technique et indépendante, sur la situation tout au long de la frontière et à tenir le Conseil au courant d’éventuelles découvertes et recommandations. Le Conseil appelle d’autres États membres, ainsi que l’a recommandé le secrétaire général, à considérer une possible assistance bilatérale au gouvernement libanais pour renforcer la sécurité à ses frontières. Le Conseil insiste auprès de tous les États membres, en particulier ceux de la région, à prendre toutes les mesures nécessaires afin d’appliquer les dispositions du paragraphe 15 de la résolution 1701 (2006), et annonce son intention d’envisager des mesures supplémentaires permettant d’atteindre les objectifs définis dans ce paragraphe. Le Conseil de sécurité accueille favorablement toute mesure concrète prise par le gouvernement libanais, avec l’assistance de la Finul, pour établir entre la ligne bleue et le Litani une zone sans personnel armé, avoirs ou armement autres que ceux appartenant au gouvernement libanais et à la Finul, et appelle le gouvernement libanais à renforcer ses efforts à cette fin. Le Conseil réitère son appel à la dissolution et au désarmement de toutes les milices et groupes armés au Liban. Le Conseil de sécurité exprime sa profonde inquiétude concernant la présence d’un grand nombre de munitions non explosées au Liban-Sud, notamment des bombes à fragmentation. Il déplore la mort et les blessures infligées à des douzaines de civils, ainsi qu’à plusieurs démineurs, par ces munitions depuis la cessation des hostilités. Il salue la contribution continue de la Finul dans le domaine du déminage, et encourage une plus grande assistance des Nations unies au gouvernement libanais, afin de le soutenir autant dans le développement de sa propre action nationale de déminage que dans le nettoyage des mines et munitions non explosées qui restent une menace au Liban-Sud. Il demande aux pays donateurs d’appuyer ces efforts par des contributions financières et logistiques et encourage davantage de contributions internationales. Le Conseil de sécurité réaffirme la nécessité urgente de relâcher les deux soldats israéliens enlevés. Le Conseil de sécurité encourage l’intensification des efforts en vue de régler la question des détenus libanais en Israël. Le Conseil de sécurité rend hommage aux efforts du secrétaire général et de son facilitateur à cette fin, et appelle toutes les parties concernées à soutenir ces efforts. Compte tenu des dispositions relatives aux résolutions 1559 (2004), 1680 (2006) et 1701 (2006), en particulier la délimitation de la frontière syro-libanaise, le Conseil de sécurité prend note avec intérêt de la désignation, par le secrétaire général, d’un cartographe professionnel chargé de passer en revue tous les documents relatifs à cette question, et de donner une délimitation territoriale précise de la région des fermes de Chebaa. Le Conseil de sécurité note avec satisfaction le lancement par le secrétaire général d’un processus pour enquêter sur les implications topographiques, légales et politiques de la proposition qui figure dans le plan en sept points du gouvernement libanais, et attend ses recommandations sur cette question en début d’année prochaine. Le Conseil de sécurité appelle la communauté internationale à apporter une assistance financière urgente au gouvernement libanais afin d’appuyer le processus de redressement rapide et de reconstruction. Il exprime son appréciation envers les États membres, les agences des Nations unies et les organisations intergouvernementales, régionales et non gouvernementales qui ont apporté, et continuent d’apporter, de l’aide au peuple libanais et au gouvernement, et aspire au succès de la conférence internationale qui se tiendra à Paris le 25 janvier 2007, en soutien au Liban. Le Conseil de sécurité réaffirme son soutien total au secrétaire général dans ses efforts et son dévouement en vue de faciliter et d’aider dans l’application de toutes les dispositions de la résolution 1701 (2006), et demande au secrétaire général de publier des rapports trimestriels sur l’application de cette résolution, notamment sur les progrès futurs réalisés en vue de la mise en place d’un cessez-le-feu permanent et d’une solution à long terme.
Voici la traduction non officielle de la première mouture du texte de la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité :
Le Conseil de sécurité rappelle toutes ses précédentes résolutions sur le Liban, en particulier les résolutions 1701 (2006), 425 et 426 (1978), 520 (1982), 1559 (2004) et 1680 (2006), ainsi que toutes les déclarations de son président sur la situation au Liban, notamment les déclarations du 30 octobre et du 21 novembre 2006.
Le Conseil de sécurité réitère son soutien ferme au gouvernement libanais légitime et démocratiquement élu et condamne tous les efforts illégaux visant à le déstabiliser ou à intervenir dans les affaires internes du Liban. Le Conseil de sécurité réitère son soutien ferme à l’intégrité territoriale, la souveraineté, l’unité et l’indépendance politique...