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Hommage strictement militaire pour l’ex-chef des armées

La dépouille mortelle en grand uniforme de l’ancien dictateur chilien, Augusto Pinochet, a été exposée hier à Santiago pour un hommage strictement militaire après le refus du gouvernement socialiste de lui rendre les honneurs dus à un chef d’État. La cérémonie a eu lieu en présence de la famille du défunt et de quelque 300 personnes rassemblées à l’Académie militaire dans la capitale chilienne. Plusieurs messes et prières aux défunts sont prévues dans le hall de cette école militaire pour évoquer le souvenir de l’ancien dictateur qui a tant divisé les Chiliens. La présidente chilienne Michelle Bachelet a affirmé hier avoir refusé les funérailles nationales à l’ex-dictateur « en pensant au Chili ». Une chapelle ardente a été dressée dans l’école du « Libérateur Bernardo O’Higgins » et le corps de l’ancien commandant de l’armée de terre et ex-chef des armées a été placé dans un cercueil vitré, montrant le visage et le buste du général, revêtu de son grand uniforme de gala de couleur grise. Entre deux énormes cierges, une garde d’honneur composée de huit cadets veille sur le cercueil jusqu’aux funérailles prévues aujourd’hui à 11h00, heure locale, dans la cour de l’école militaire. L’armée a fait savoir que les diverses cérémonies auraient un caractère public même si un contrôle de sécurité sera effectué à l’entrée de l’Académie. Le fils cadet de Pinochet Marco Antonio a déploré l’absence de telles funérailles pour son père qui, selon lui, « s’était totalement engagé pour le pays et l’avait sorti d’un chaos indescriptible ». La dépouille mortelle de l’ex-dictateur sera remise à la famille pour être incinérée au crématorium du cimetière du Parc du souvenir. Les cendres seront ensuite transportées jusqu’à la propriété familiale de Los Boldos sur la côte chilienne, un endroit où le vieux général passait l’été austral.
La dépouille mortelle en grand uniforme de l’ancien dictateur chilien, Augusto Pinochet, a été exposée hier à Santiago pour un hommage strictement militaire après le refus du gouvernement socialiste de lui rendre les honneurs dus à un chef d’État. La cérémonie a eu lieu en présence de la famille du défunt et de quelque 300 personnes rassemblées à l’Académie militaire dans la capitale chilienne. Plusieurs messes et prières aux défunts sont prévues dans le hall de cette école militaire pour évoquer le souvenir de l’ancien dictateur qui a tant divisé les Chiliens. La présidente chilienne Michelle Bachelet a affirmé hier avoir refusé les funérailles nationales à l’ex-dictateur « en pensant au Chili ». Une chapelle ardente a été dressée dans l’école du « Libérateur Bernardo O’Higgins » et le...