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RAPPORT Le bilan consolidé des banques représente 321% du PIB

Les développements que le Liban a connus en 2005 et 2006 se sont répercutés sur le secteur bancaire comme sur l’ensemble des autres secteurs économiques dans le pays. L’activité bancaire a enregistré une amélioration sensible au cours du premier semestre de 2006, la moyenne de croissance des actifs/passifs des banques commerciales s’étant élevée à 6,6 % (13,3 % sur base annuelle) alors que le bilan global a totalisé 113 059 milliards de livres (75 milliards de dollars) fin juin. Cette tendance s’est renversée avec le déclenchement de la guerre de juillet qui a entraîné une sortie de fonds du secteur bancaire. L’activité bancaire a reculé dans une proportion de 3,9 % en juillet et août 2006 avant de reprendre dans une proportion de 2,1 % en septembre. Ainsi, l’ensemble des actifs/passifs des banques aurait augmenté de 4,5 % sur les neuf premiers mois de 2006, atteignant 110 832 milliards de livres, fin septembre 2006, ou 73,5 milliards de dollars. Selon le rapport annuel des banques distribué à la presse hier, le volume du secteur bancaire est considéré comme élevé par rapport au volume de l’économie libanaise. L’ensemble des actifs/passifs des banques s’est élevé à 321 % du PIB, une des proportions les plus élevées sur le double plan régional et international. Ce qui montre clairement la capacité des grandes banques à attirer l’épargne de l’intérieur comme de l’extérieur, ce qui les habilite à jouer un rôle important dans le monde arabe. 80 millions de pertes Dans le chapitre de l’activité bancaire 2005-2006, le rapport indique que les dommages qu’aurait subi le secteur bancaire des suites de l’agression israélienne de juillet dernier s’élèveraient à près de 80 millions de dollars du total du portefeuille des crédits, dont le montant est de plus de 17 milliards de dollars. Des pertes qui pourraient être absorbées par les banques. Cependant, le recensement des dommages essuyés par la clientèle des banques n’a pas encore été achevé pour qu’une évaluation précise soit faite des répercussions de la guerre israélienne sur le portefeuille des crédits. Les capitaux qui sont sortis des banques en été ont représenté près de trois milliards de dollars, soit 5 % du total des dépôts bancaires. La plus grande partie de ces fonds sont retournés au Liban au moment de la publication de ce rapport par l’Association des banques.
Les développements que le Liban a connus en 2005 et 2006 se sont répercutés sur le secteur bancaire comme sur l’ensemble des autres secteurs économiques dans le pays.
L’activité bancaire a enregistré une amélioration sensible au cours du premier semestre de 2006, la moyenne de croissance des actifs/passifs des banques commerciales s’étant élevée à 6,6 % (13,3 % sur base annuelle) alors que le bilan global a totalisé 113 059 milliards de livres (75 milliards de dollars) fin juin. Cette tendance s’est renversée avec le déclenchement de la guerre de juillet qui a entraîné une sortie de fonds du secteur bancaire. L’activité bancaire a reculé dans une proportion de 3,9 % en juillet et août 2006 avant de reprendre dans une proportion de 2,1 % en septembre. Ainsi, l’ensemble des actifs/passifs des banques aurait...