Darfour
Montée des périls à Khartoum,
la force africaine prise à partie
le 11 décembre 2006 à 00h00
La recrudescence de la violence au Darfour a provoqué un rare mouvement de la population contre la force de paix africaine (AMIS) dont une équipe a été retenue par des villageois en colère sur le lieu d’une attaque meurtrière avant d’être libérée hier. Ce mouvement exprime l’exaspération de la population face à l’impuissance de cette force de 7 000 soldats mal équipés et sous financés, à prévenir les attaques, comme celle qui a tué samedi 22 civils et blessé 10 dans le village de Sirba au Darfour-Ouest. L’attaque est intervenue sur fond de tension dans le Nord-Darfour, où selon l’AMIS, deux civils ont été tués samedi dans la ville d’al-Facher par des « éléments armés », terme généralement utilisé pour désigner les janjawid, miliciens pro-gouvernementaux. Le chef du SLM, Minni Minnawi, le principal signataire de la paix avec Khartoum, avait alors menacé de quitter le gouvernement si rien n’était entrepris contre les milices des janjawid. Le gouvernement, sous pression internationale pour accepter le déploiement de Casques bleus à la place de la force africaine, avait minimisé les incidents du début de la semaine.
La recrudescence de la violence au Darfour a provoqué un rare mouvement de la population contre la force de paix africaine (AMIS) dont une équipe a été retenue par des villageois en colère sur le lieu d’une attaque meurtrière avant d’être libérée hier. Ce mouvement exprime l’exaspération de la population face à l’impuissance de cette force de 7 000 soldats mal équipés et sous financés, à prévenir les attaques, comme celle qui a tué samedi 22 civils et blessé 10 dans le village de Sirba au Darfour-Ouest. L’attaque est intervenue sur fond de tension dans le Nord-Darfour, où selon l’AMIS, deux civils ont été tués samedi dans la ville d’al-Facher par des « éléments armés », terme généralement utilisé pour désigner les janjawid, miliciens pro-gouvernementaux. Le chef du SLM, Minni Minnawi, le...
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