La politique du Liban me fait penser à des feuilletons de télévision comme on pouvait en voir en Europe. Vous pouviez ne pas les suivre pendant huit jours, mais comprendre quand même l’histoire.
L’analyse globale de la situation me semble bien plus simple que toutes les prises de position des uns et des autres qui veulent entraîner la population dans des débats stériles qui n’intéressent qu’eux-mêmes.
La seule réalité, c’est que l’on assiste à l’affrontement de deux civilisations, l’une qui veut avancer vers le progrès et le développement, et l’autre, basée sur l’idéologie religieuse et dont les leaders savent très bien que le progrès ou l’éducation de leurs partisans les éloigneraient de leurs convictions.
Il est normal et compréhensible pour ce camp de maintenir son discours et ses positions. Par contre, il est surprenant de voir une partie, petite il est vrai, des chrétiens adhérer à cette idéologie.
Bien sûr les arguments soulevés par les responsables de cette mouvance chrétienne sont plus ou moins justifiés. Mais il faut être conscient qu’il ne s’agit pas de personne, mais bien d’idéologie pour l’avenir du pays et le devenir de cette communauté.
À l’intention des responsables de l’opposition au gouvernement actuel, je voudrais faire valoir un certain nombre de points.
Clemenceau a dit un jour : « La guerre est une chose trop sérieuse pour la confier aux militaires. » Je pense qu’il aurait dû parler aussi des politiciens dans cette exclusion. Il est de nombreux exemples dans un passé lointain ou plus récent et dans d’autres pays tels que l’Afrique ou le Chili, où le pouvoir a été détenu par des militaires, avec les conséquences catastrophiques que l’on sait pour la population.
Quant au général Michel Aoun, qui dans le passé a combattu à juste titre les milices, il est étonnant de le retrouver aujourd’hui aux côtés d’une milice religieuse dont il faut être sourd et aveugle pour ne pas se rendre compte que l’intérêt du pays n’est pas sa préoccupation principale. Je ne sais pas s’il est sérieux quand il réclame de nouvelles élections législatives. Quoi qu’il en soit, il devrait comprendre que sa popularité n’est plus la même depuis son retour, non pas que les électeurs aient changé, mais c’est peut-être lui qui n’a pas pris la bonne orientation. C’est assez désolant de voir qu’un homme qui a passé près de quinze ans en France n’a rien appris en stratégie politique. Et pourtant, il a eu de nombreux exemples à méditer : de Gaulle, Mitterrand, Chirac.
Le problème au Liban est le suivant : doit-on organiser des élections chaque fois que des gens élus retournent leurs vestes ? Auquel cas, le pays connaîtrait des élections permanentes.
Yves KERLIDOU
Jounieh
Article paru le Vendredi 08 Décembre
La politique du Liban me fait penser à des feuilletons de télévision comme on pouvait en voir en Europe. Vous pouviez ne pas les suivre pendant huit jours, mais comprendre quand même l’histoire.
L’analyse globale de la situation me semble bien plus simple que toutes les prises de position des uns et des autres qui veulent entraîner la population dans des débats stériles qui n’intéressent qu’eux-mêmes.
La seule réalité, c’est que l’on assiste à l’affrontement de deux civilisations, l’une qui veut avancer vers le progrès et le développement, et l’autre, basée sur l’idéologie religieuse et dont les leaders savent très bien que le progrès ou l’éducation de leurs partisans les éloigneraient de leurs convictions.
Il est normal et compréhensible pour ce camp de maintenir son discours et ses...
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