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Les ciné-clubs

Hostel, d’Eli Roth (2006) Produit par Quentin Tarantino, Hostel a été inspiré par les films d’horreur asiatiques et sud-coréens, notamment Audition, un long-métrage signé Takashi Miike, maître de l’épouvante japonais. Eli Roth a eu l’idée du sujet après avoir entendu parler d’un site Internet qui propose des « vacances » d’un genre bien particulier : un voyage en Thaïlande au cours duquel on se voit offrir la possibilité de tuer quelqu’un en échange de quelques milliers de dollars, une partie de cette somme étant versée à la famille de la victime. Le cinéaste a ainsi choisi comme point de départ un fait réel, poignant et terrifiant. Si Hostel jette pêle-mêle sang, déchiquetage, tronçonneuse, etc., on regrette néanmoins que le cinéaste n’ait pas fait monter graduellement la tension et l’adrénaline et qu’il ait également trop usé de clichés. Les aficionados des films du genre ne seront cependant pas déçus. L’histoire : deux étudiants américains, Paxton et Josh, ont décidé de découvrir l’Europe en vivant un maximum d’aventures et de sensations fortes. Avec Oli, un Islandais qu’ils ont rencontré en chemin, ils se retrouvent à Prague dans ce qu’on leur a décrit comme le nirvana des vacances de débauche : une propriété très spéciale, pleine de filles aussi belles que faciles. Paxton et Josh vont vite se rendre compte qu’ils sont tombés dans un piège. Ce voyage-là va les conduire au bout de l’horreur... Avec Jay Hernandez, Derek Richardson, Eythor Gudjonsson, Barbara Nedeljakova et Jan Vlasak Ciné-club de l’ALBA, vendredi 8 décembre à 19h00 Solaris, d’Andrei Tarkovski (1972) Adapté du roman de Stanislas Lem, Solaris a souvent été présenté comme une réponse de Tarkovski au 2001 de Kubrick. Solaris s’interroge notamment sur les fondements de la notion d’humanité et comment l’essence de l’homme peut résister à un phénomène qui le dépasse. Méditation sur la mémoire, la culpabilité, l’amour, le rapport à la nature, à la science, le film offre une fascinante expérience cinématographique, une réflexion profonde sur l’humanité L’histoire : la planète Solaris, recouverte d’océans, est un mystère pour les scientifiques. Un psychologue, Kris Kelvin, tente de percer le secret du témoignage d’un pilote, qui dit avoir vu un enfant gigantesque et des arbres surgir des vagues. Le psychologue décide de rejoindre la station orbitale de Solaris et les trois cosmonautes déjà en place. Il y découvrira d’étranges secrets. Avec Natalya Bondarchuk, Donatas Banionis, Nikolai Grinko et Jüri Järvet Auditorium de l’ESA, mardi 12 décembre à 20h30 Les amants réguliers, de Philippe Garrel (2005) Cinéaste de l’intime, Philippe Garrel a confié le rôle principal des Amants réguliers à son fils Louis. On retrouve également dans une scène du film le père du réalisateur, Maurice Garrel, ainsi que Brigitte Sy, la mère de Louis Garrel. En réponse au Dreamers de Bertolucci (dans lequel Louis jouait également), Garrel fait à son tour un film sur Mai 1968, une époque qu’il a lui-même vécue. Mais là où Bertolucci a choisi la sensualité, Garrel préfère le sentimentalisme et un noir et blanc qui rappelle la nouvelle vague. À travers une histoire d’amour à la fois réelle et allégorique, le cinéaste filme le basculement d’une époque, d’une génération qui, après avoir rêvé, tombe dans le désenchantement. Se divisant en plusieurs parties, introduites par des cartons intertitres, comme les chapitres d’un roman (les espérances du feu, les espoirs fusillés, les éclats «d’inamertume», le sommeil des justes), Les amants réguliers présente, plus qu’une troupe de jeunes comédiens inspirés, une mise en scène minimaliste, une beauté sobre ainsi qu’une douce poésie. L’histoire: en 1969, un groupe de jeunes gens s’adonne à l’opium après avoir vécu les événements de Mai 1968. Un amour fou naît au sein de ce groupe entre une jeune fille et un jeune homme de 20 ans qui s’étaient aperçus pendant l’insurrection. Avec Louis Garrel et Clotilde Hesme. César du meilleur jeune espoir masculin pour Louis Garrel (2006), prix Louis Delluc pour Philippe Garrel (2005), Lion d’argent du meilleur réalisateur pour Philippe Garrel, Festival de Venise (2005) CCF, salle Montaigne, mercredi 13 à 19h15
Hostel,
d’Eli Roth (2006)

Produit par Quentin Tarantino, Hostel a été inspiré par les films d’horreur asiatiques et sud-coréens, notamment Audition, un long-métrage signé Takashi Miike, maître de l’épouvante japonais.
Eli Roth a eu l’idée du sujet après avoir entendu parler d’un site Internet qui propose des « vacances » d’un genre bien particulier : un voyage en Thaïlande au cours duquel on se voit offrir la possibilité de tuer quelqu’un en échange de quelques milliers de dollars, une partie de cette somme étant versée à la famille de la victime.
Le cinéaste a ainsi choisi comme point de départ un fait réel, poignant et terrifiant. Si Hostel jette pêle-mêle sang, déchiquetage, tronçonneuse, etc., on regrette néanmoins que le cinéaste n’ait pas fait monter graduellement la tension et...