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Actualités - Opinions

Les lecteurs ont voix au chapitre

Série noire En suivant les nouvelles, j’ai du mal à croire que tout peut basculer et ramener le pays de nombreuses années en arrière. Le peuple retient son souffle, je croyais avoir oublié ce tableau. Monsieur le Président, vous parlez d’un gouvernement illégal, vous lui demandez de démissionner. Mais depuis le début de votre mandat, certains de nos ministres n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes. Le plus gravissime est que c’est sous votre mandat que nous vivons depuis presque deux ans une série noire : attentats, insécurité, guerres, exils... L’individu se sent menacé, bafoué. Mon pays est devenu un terrain fragile, instable, le désordre, le grand chaos. Mon pays, le plus beau des pays, avait retrouvé paix, souveraineté, indépendance. L’histoire vous juge et vous de grâce Monsieur le Président démissionnez. Randa CHAHINE Rêvons un peu C’était en décembre 1981. Ma fille de 7 ans me demande : « Maman est-ce que tu crois qu’on va nous laisser passer un Noël sans bombe ? » Sa sœur, 4 ans, lui répond : « Imagine que c’est un feu d’artifice et tu n’auras plus peur. » Je me suis dit alors : « Pauvres fillettes aux allumettes qui n’ont plus que leurs rêves pour calmer les angoisses de notre monde d’adultes irresponsables. » De nouveau, en cette période qui précède les fêtes de fin d’année, nos jeunes disséminés de par le monde, traumatisés par des vacances d’été parties envolées, nous posent la question suivante : « Est-ce qu’on pourra revenir pour les fêtes sans risquer de perdre un poste durement acquis ou perturber une année d’étude dans une université , une école, où on a eu toutes les peines du monde à trouver une place ? » Les jeunes qui sont sur place, quant à eux, n’ont que cette question en tête : « Est-ce qu’on pourra continuer à vivre au Liban sans nous sentir piégés ? » Notre réponse ne peut être que : « Rêvons un peu, rêvons que tous les acteurs de la scène politique décident, par un formidable élan, de jouer les pères Noël et d’offrir à un peuple avide de paix l’espoir d’un avenir. » Dolly TALHAMI Il a rejoint le cortège des martyrs Combien de martyrs le Liban doit payer Au nom de la Souveraineté ? Combien de larmes les familles doivent verser Au nom de la Vérité ? Combien d’années les Libanais doivent sacrifier Au nom de la Liberté ? Mon Dieu, pourquoi est-il si difficile de parler Sans s’agresser ? Pourquoi est-il impossible de discuter Au lieu de s’entre-tuer ? Nos jeunes partent les uns après les autres Les uns en martyrs, les autres en immigrants ! Pour se comprendre il faut se ressembler Mais pour s’aimer il faut être un peu différent Et pour vivre ensemble il faut nous accepter ! Nous accepter avec nos différends Nous accepter par les choses qui nous unissent. Et ce qui nous unit aujourd’hui, c’est le Liban Ne le perdons pas, ne le brûlons pas ! Sans lui nous ne sommes plus rien. Nicole ABDUL-MASSIH Montréal En regardant la TV En regardant la chaîne al-Manar jeudi soir, quelle n’a été ma surprise de voir qu’elle montrait les manifestants quittant la place des Martyrs, relevant qu’il y avait eu très peu de monde. Or, sur toutes les chaînes nationales et internationales, tout le monde a bien vu le nombre de personnes présentes. Quant au journal TV d’al-Manar, est-il besoin de leur rappeler que les nouvelles, c’est censé être du sérieux et non pas un show satirique. Cela s’applique aussi à toutes les chaînes locales qui ont cette manie de commencer leur JT par une espèce de sermon du plus mauvais goût. En fait, la critique s’adresse surtout aux Libanais : qu’est-il advenu de votre sens critique ? De votre raison, votre cœur, votre mémoire, votre imagination, votre créativité ? Vous répétez tout ce que vos chefs disent. Autre critique : non, le gouvernement de Omar Karamé ne voulait pas que les gens manifestent ce 28 février. Il y a des instructions écrites à ce sujet. Les jeunes ont bravé les soldats en leur offrant des roses. C’est comme ces insultes proférées contre l’ancien Premier ministre Sélim Hoss : je suis sûre qu’il s’agissait de gens payés pour semer la discorde, fomenter des troubles entre les deux rues, qui ont fait ça. Le 14 mars 2005, un million et demi de Libanais ont manifesté parce qu’ils avaient un rêve commun. Ils n’ont pas manifesté pour une ou des personnalités. Pour que ce rêve se réalise, il faut des personnes qui pensent pays, nation, qui aient cette éducation-là, et pas uniquement l’expérience de savoir diriger une communauté ou de contrôler une région. Nada HADDAD
Série noire

En suivant les nouvelles, j’ai du mal à croire que tout peut basculer et ramener le pays de nombreuses années en arrière. Le peuple retient son souffle, je croyais avoir oublié ce tableau.
Monsieur le Président, vous parlez d’un gouvernement illégal, vous lui demandez de démissionner. Mais depuis le début de votre mandat, certains de nos ministres n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes. Le plus gravissime est que c’est sous votre mandat que nous vivons depuis presque deux ans une série noire : attentats, insécurité, guerres, exils... L’individu se sent menacé, bafoué.
Mon pays est devenu un terrain fragile, instable, le désordre, le grand chaos. Mon pays, le plus beau des pays, avait retrouvé paix, souveraineté, indépendance.
L’histoire vous juge et vous de grâce Monsieur le...